‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 3)Chapitre 46 sur 129 · FRANTZ · texte numérisé non relu

FRANTZ

D'ailleurs, j'entends des pas de chevaux.

CHATEAU Bill N.

Messieurs, vous vous êtes munis de pistolets; M. le comte de Monte-Cristo déclare renoncer au droit qu'il avait de se servir des siens.

BEAUCHAMP

Nous avions prévu cette délicatesse du comte, monsieur de Chateaubrun, et j'ai apporté des armes que j'ai achetées il y a huit ou dix jours, croyant que j'en aurais besoin pour une affaire pareille. Elles sont parfaitement neuves et n'ont encore servi à personne. Voulez-vous les visiter?

CHATEAEBRUN.

Oh ! monsieur de Beauchnmp, lorsque vous m'assurez que M. de Morcerf ne connaît pas ces armes, vous pensez bien que votre parole me suffit.

DEBRAY

Monsieur, voici Albert; il est à cheval.

BEACCHAMP, regardant à sa montre.

Huit heures.

FïUNTZ.

Quelle imprudence de venir à cheval pour se battre au pistolet .' moi qui lui avais si bien fait sa leçon !

BEAUCHAMP

Et puis, voyez donc, avec un col à sa cravate, avec un habit ouvert, avec un gilet blanc. Que ne s'est-il fait tout de suite dessiner une mouche sur la poitrine; c'eût été plus tôt fait.

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