SCÈNE VII Les Mêmes, DE GERVAIS
DE GERVAIS, du seuil.
C'est lui!...
EDMOND
Mon père, monsieur...
FIELDI.NG.
Ah ! mon cher de Gervais !
DE GERVAIS
Mon bon Fielding!... (a ses enfants.) Mes amis, regardez bien cet homme ! Quand votre père, arrivant chez un peuple dont il n'entendait pas la langue, errant sur une terre qui ne le reconnaissait pas pour son fils, allait douter de tout, de l'honneur, de Dieu même, cet homme m'a tendu les bras comme à un frère. Si vous me voyez vivant, c'est à son cœur que vous le devez... Si vous me voyez riche, c'est à son appui que je dois ma fortune... De tout ce qu'il me demandera à son tour, je n'ai le droit de lui rien refuser; ma fortune et ma vie sont à lui!... Edmond, Clotilde, demandez-lui l'honueur de lui serrer la main.
ED.MOND
Monsieur...
(Fielding serre ia main d'Edmond et baise celle de Clotilde.1 XIX. J5
DE (.11. vus.
Et maintenant, laissez-nous seuls, mes enfants; nous avons à causer, Fielding et moi.
CLOTILDE, s'floignant à droite.
Pourquoi donc tremblé-je ainsi?
EDMOND, .«'éloignant a gauche.
Oh! que peut vouloir cet homme ?
(Ils sortent.)