‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 114 sur 178 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

LÉLIO, l'arrêtant.

Nous touchons à la fin !

LTn peu de patience!...

FASIO, caché.

Ah! je comprends enfin !

LÉLIO

Il ferma cette porte, et, dans la nuit profonde, Descendit lentement en cherchant la seconde ; La trouva ; puis, songeant qu'en ces occasions On ne prenait jamais trop de précautions, Il fît de celle-ci comme de la première : Là, celui qu'il cherchait, à la pâle lumière De sa lanterne sourde, à même d'un trésor. Jusqu'au coude trempait ses bras maigris dans l'or ! Ils étaient seuls, aucun n'était là pour entendre, Et sans rien demander le plus fort pouvait prendre. Eh bien ! cet homme altier, comme un roseau plia. Ainsi qu'un faible enfant, il pria, supplia... Cherchant dans ce cadavre une fibre sensible : Mais ce fut vainement, l'oncle fut inflexible... Alors se relevant comme un serpent roulé Que l'on a trop longtemps d'un pied d'airain foulé, Le jeune homme à son tour, d'une mortelle étreinte.

Dit, serrant le vieillard pâle et muet de crainte : Mon oncle, à mon honneur vous avez fait défaut ; Ce n'est plus maintenant mille ducats qu'il faut Pour prolonger d'un jour ma splendeur éphémère, C'est l'héritage entier que me laissa ma mère.

Ta mère n'avait rien !

LÉLIO

Mon oncle, sans remords, Songez-y!... vous mentez à la face des morts.

GRIMALDI, reculant.

Par quel serment, quel saint, quel dieu te jurerai-je ?

LÉLIO, marchant à lui.

Mensonge, je te dis!... mensonge et sacrilège, Vieillard ! rends-moi cet or auquel tu sais mes droits !

GRIMALDI

Jamais!...

LÉLIO

Vieillard!...

GRIMALDI

Jamais ! 'plutôt mourir cent fois !

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