ACTE III, SCENE IV
LE PODESTAT
Vraiment ?
FASIO.
Non.
LE PODESTAT
Est-ce Aurélio, Le conseiller du duc?... Eh! mais, c'est Lélio.
LËLIO, au Podestat, en lui tendant la main.
Pardieu ! vous me tirez d'un embarras extrême ! Qui diable irait chercher un magistrat suprême Sous l'habit d'un sorcier, lorsque c'est son état De les brûler ?
LA MADDELENA.
Salut, monsieur le Podestat!
FASIO.
Dieu! cette voix!...
LE PODESTAT
Salut, ma belle Transtévère...
Essayant de soulever le masque.
Peut-on...?
LA MADDELENA, lui frappant les doigts de son éventail.
On ne peut pas.
Très-sévère.
LE PODESTAT
Ah ! nous sommes sévère!
LA MADDELENA.
LE PODESTAT, saluant et se retirant.
En ce cas, madame...
Lélio,
LA MADDELENA, après avoir salué.
Est-ce là, dites-moi, le seigneur Fasio?
FASIO.
Lui-même.
LA MADDELENA.
De vous voir je suis vraiment charmée ; Je vous connais, seigneur, par votre renommée ; Mais ce n'est pas assez, maintenant qu'il n'est bruit Que de votre art magique et de ce qu'il produit... Ainsi donc, vous saurez, seigneur, que je m'attache, Pour toute la soirée, à vous.
LÉLIO
Point; je me fâche.
Que lui voulez-vous donc demander de si près ?