‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 133 sur 178 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

LA MADDELENA.

Comment on fait de l'or pour vous le dire après.

LÉLIO, abandonnant son bras.

En faveur du motif la chose est accordée.

Fasio prend le bras de la Maddelena, Lélio lui dit à demi-voix.

D'un caprice pour vous je la crois possédée.

En ce cas, monseigneur, remerciez le sort...

Et ne vous gênez pas pour moi... vous auriez tort.

LE PODESTAT, qui est resté an fond, appuyé contre une colonne, arrêtant Lélio au passage.

Où courez-vous ainsi?

LÉLIO

Je cours à quelque table Où je puisse, mon cher, jouer un jeu du diable! Venez-vous avec moi ?

LE PODESDAT.

Non pas, je reste ici; Je joue un autre jeu.

LÉLIO

Bonne chance!

Merci !

Francesca paraît à"la porte à droite du spectateur, et, voyant une femme au bras de son mari, s'arrête.

LA MADDELENA.

Croiriez-vous que j'espère, en mon orgueil étrange, Que vous savez mon nom?

FASIO.

Je sais lous les noms d'ange ! . .

Ah ! vous croyez pouvoir naître ainsi dans le ciel, Avoir été là-haut Zépnon ou Gabriel; Puis, afin d'accomplir je ne sais quel mystère, Changeant ce nom divin contre un nom de la terre, Un jour nous apparaître ici-bas, espérant De rester inconnue en vous transfigurant! C'est par trop oublier que nous avons une âme Qui vient du même ciel d'où vous venez, madame. Quant à moi, je n'ai pas un instant hésité A reconnaître en vous votre divinité :

Donc, je tombe à vos pieds, malgré vos airs modestes, Et je baise le bout de vos ailes célestes.

LA MADDELENA.

Le ciel vous a doué d'un sens par trop subtil

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