ACTE III, SCENE IV
Eh bien! cette légende, elle veut dire, hélas ! Que l'enfer est partout où l'espoir n'entre pas. Or, n'ayant plus d'espoir, l'enfer est dans mon âme, Et je vais prier Dieu d'en éteindre la flamme.
FASIO.
Et qui vous fait venir au cœur ce doute amer, Que l'on pourrait vous voir et ne pas vous aimer? Oh ! vous, madame, vous, si charmante et si belle... Vous, dans le monde entier, trouver un cœur rebelle ! Vous, vivante statue au suave contour, Pour qui tout, jusqu'au marbre, a des regards d'amour. Vous, dédaignée!... Oh! non impossible, un Dieu
[même Mettrait à vos genoux sa puissance suprême S'il croyait vous fléchir par un tel abandon. Oh ! demeurez sans masque.
LA MADDELENA.
Oui, vous avez raison.
Il cacherait trop tard la rougeur de ma joue.