ACTE i; SCENE II
Zar cet homme...
FRAXCESCA.
Cet homme !
LE PODESTAT
Eh bien ! c'est votre époux.
FRAXCESCA, faisant la révérence.
3n n'est pas plus que vous riche de courtoisie, Monseigneur!...
LE PODESTAT
Non, sur Dieu ! c'est une frénésie ; e n'y puis plus tenir... je vous aime d'honneur !. ..
FRAXCESCA, passant dans le comptoir.
ous n'avez pas encore vu, je crois, monseigneur, }ette aiguière d'argent d'une forme nouvelle?
LE PODESTAT
Pif! est de Fasio?
FRAXCESCA.
• Son bon goût s'y révèle, 'est-ce pas ? le travail en est fait au marteau | d'après un dessin d'Andréa del' Sarto. .'est un riche présent, et digne d'un roi mage.
LE PODESTAT
Oui ; mais ce qui m'y plaît surtout c'est votre image. Qu'on y voit réfléchie, ainsi qu'en un miroir.
FRANCESCA, reposant l'aiguière, et prenant une coupe.
Prenons donc cette coupe où l'on ne peut se voir, Et rien ne distraira l'amateur de l'artiste : Elle est faite, voyez, d'une seule améthyste.
LE PODESTAT
Vraiment !
FRANCESCA
Montée en perle, en rubis, en saphir.
Les rubis sont d'Arcot, et les perles d'Ophir.
LE PODESTAT
Son prix ?
FRANCESCA
Deux cents ducats.
En ce moment, la Maddelena entre, suivie du comte Lélio: Francesca laisse ' tomber la coupe, qui se brise.
LE PODESTAT
Que faites-vous?
FRANCESCA ,* chancelant.
C'est elle Oh! je me sens mourir...