‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 93 sur 178 · ACTE i; SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE i; SCENE II

Zar cet homme...

FRAXCESCA.

Cet homme !

LE PODESTAT

Eh bien ! c'est votre époux.

FRAXCESCA, faisant la révérence.

3n n'est pas plus que vous riche de courtoisie, Monseigneur!...

LE PODESTAT

Non, sur Dieu ! c'est une frénésie ; e n'y puis plus tenir... je vous aime d'honneur !. ..

FRAXCESCA, passant dans le comptoir.

ous n'avez pas encore vu, je crois, monseigneur, }ette aiguière d'argent d'une forme nouvelle?

LE PODESTAT

Pif! est de Fasio?

FRAXCESCA.

• Son bon goût s'y révèle, 'est-ce pas ? le travail en est fait au marteau | d'après un dessin d'Andréa del' Sarto. .'est un riche présent, et digne d'un roi mage.

LE PODESTAT

Oui ; mais ce qui m'y plaît surtout c'est votre image. Qu'on y voit réfléchie, ainsi qu'en un miroir.

FRANCESCA, reposant l'aiguière, et prenant une coupe.

Prenons donc cette coupe où l'on ne peut se voir, Et rien ne distraira l'amateur de l'artiste : Elle est faite, voyez, d'une seule améthyste.

LE PODESTAT

Vraiment !

FRANCESCA

Montée en perle, en rubis, en saphir.

Les rubis sont d'Arcot, et les perles d'Ophir.

LE PODESTAT

Son prix ?

FRANCESCA

Deux cents ducats.

En ce moment, la Maddelena entre, suivie du comte Lélio: Francesca laisse ' tomber la coupe, qui se brise.

LE PODESTAT

Que faites-vous?

FRANCESCA ,* chancelant.

C'est elle Oh! je me sens mourir...

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