SCENE III
Les mêmes, LA MADDELENA, LÉLIO, FASIO.
LA MADDELENA.
N'avez-vouspoint, ma belle, Quelque bijou nouveau?
FRANCESCA
Non, madame.
LA MADDELENA.
Très-bien !
fos joailliers vraiment ne sont plus bons à rien, foilà trois jours entiers que nous courons ensemble >ans trouver un joyau de bon goût.
LÉLIO
Que vous semble, Chère Maddelena, de ces croix?
FRANCESCA
En bijoux
Tommasello, madame, est plus riche que nous : Nous, nous vendons surtout des objets plus vulgaires. Des vases, des hanaps, des coupes, des aiguières. Nous sommes ciseleurs, bien plus que joailliers.
LA MADDELENA.
N'importe, montrez-moi ces croix et ces colliers.
Je crois presque inutile...
LA MADDELENA.
Ah ! vous êtes étrange !
C'est à moi de juger.. .
LE PODESTAT, Rapprochant de la Maddelena, et lui baisant la main.
Dieu garde son bel ange !
LA MADDELENA.
Eh ! c'est vous, podestat? que faites-vous ici?
LE PODESTAT, montrant Francesca.
Je viens pour marchander le bijou que voici.
LA MADDELENA.
Cette femme! ah! vraiment je n'y prenais pas garde;