SCÈNE II
M. et M"" B1RMAHN, lbs Yaieis, etc., etc.
BIRMANS , de la coulisse.
Détachez mon porte-manteau; mettra Grisolle i l'écurie, qu'on lui donne un picotin.
MADAME BIRMANN.
Ah! voilà mon mari!...
BIRMAN N
Bonjour, ma chère femme. (Il donne ton
BUUltewi , sa cravache et un paquet à Guerll et à Bat,et, qu.1 Im emportent.) En picotin, entenilc/.-vous?... (A *a femme.) Que je timbrasse encore une fois"!... Excellente petite bête! deux lieues en n ois quarts d'heure!
MADAME BIRMANN.
As-tu vu le bailli? apportes-tu la permission de mettre sur notre enseigne Aux armes Je Bavière?
BIRMANS
Pardi!... un écusson de six pieds, et des lettres d'or, grandes comme ça... Avant six semaines, vois-tu bien, on ne parlera que de l'auberge du Lion-d Or ; et il n'y en aura pas uni plus achalande'e sur la grande route de Munich ; tiens, tu vois que c'est en règle.
( Il lire de sa poche la peinibsion qu'il donne à sa femme. — Kn même temps, il aveint deux lettres cachetées. )
MADAME BIRMANS . remarquant les deux lettre!. Qu'est-ce que tu tiens donc encore Là?
BIRMANS
Ça?... Ce sont deux lettres que !e messager de Weissbruck ap|v©rtait; je l'ai rencontre eu chemin. (Donnant une des deux lettres à sa femme.) Celle-ci est pour ton cousin Gliurt ; tu l'enveri as tantôt.
MADAME BIRMANS
Fuit bien!... et l'autre?
BIRMANS
L'autre?... Ah! l'autre... c».st pour quelqu'un que je ne connais pas, et qui n'est pas du pays.
MADAME BIRMANS
Pal.!
BIKHAVK.
Oui; c'est pour un capitaine français, qui voyage, qui doit passer sur cttte route, et l'arrêter dans notre auberge.
MADAME BIRMANS
(Test singulier.
BIRMANN.
Ma foi, c'est sur l'adresse; tiens, vois.
MADAME BIRMANS, lisant.
Oui... chez M. Birmann , à l'auberge du Lioni'Oi •■, sur la routede Munich— Eh bien ! garde l elte lettre, et si le capitaine français arrive, tu la lui donneras.
BIRMANN.
Sans doute. {Il la reœei dan* sa pnehe. ) Ah ça, t'est-il venu du monde pendant nimi absence9