SCÈNE XII
GEORGETTE, et ensuite ALBERT.
( Pendant que Georges et Warner s'éloignent précipitamment , et que Georgette, qui est allée jusqu'à la porte, icvienl d'un air craintif, on voit Albert revenir sur ses pas et examiner avec incertitude autour de lui.)
GEORGETTE
Ils me laissent toute seule, et l'orage re>
eofnmence... Je vais appeler maman. ( Albert
eit entre ; il regarde autour de lui. — Georgette le voit et rrriect en aourar.t.) Ab ! on étranger!... ALBERT.
Ne vous effrayez pas, ma petite amie, et permettez-moi d'entrer pour m'informer où je suis.
GBORGETTE.
Entrez, monsieur; que voulez-vous?
ALBERT
Grand Dieu! serait-ce ici?... Dis-moi, ma chère petite, ce chemin est-il celui qui mène à la Montagne-Rouge?
GEOBGETTE.
Oui , monsieur.
ALBERT
Cette cabane isolée est donc la demeure de Georges ?
GEORGETTE
Certainement ; il n'y en pas d'autre sur la montagne.
(Aces mots, Albert se découvre, avec l'expression du respect et de l'affliction, ôte son manteau, et s" assied d'un air attristé. )
ALBERT
C'est ici!., quelle affreuse misère!... Ma bonne petite, (il prend Georgetle par la main.) où donc est le maitre de la maison?
GEORGETTE
Il vient de sortir.
ALBERT
Et ma... sa femme?
GEORGETTE
Ah! c'est différent. (Montrant l'iutre chambre.) Maman est là.
ALBERT
Ta mère!... chère petitc.il est possible... serais-tu sa fille?...
GEORGETTE
Oui ! monsieur, je suis Georgette, la tille de Georges.
ALBERT
Ciel!
(Il prend Georgette sur ses genoux , et l'embiasse. — Dans ce moment, ou entend la voix d'Amélie, qui appelle sa fille. )
GEORCETTE.
Tenez, voilà maman qui m'appelle.
ALBERT , se levant.
Ah! ma mère!... (Georgette sort en courant.) Mais, non , ne me découvrons pas encore ; elle a tant souffert ! il faut la préparer doucement au bonheur que je viens lui rendre... Ciel ! la voici'