III' JOURNÉE, SCÈNE XIII
a m kl if.
Ah ! je n'ai plus besoin do lieu '■ je suis heureuse! je suis riche! j'ai mon fils!.- tu ne me
quitteras plus?
ALBERT
Jamais !
AMÉLIE
Non... niais comment te revois-je ? qui t'a fait découvrir cette affreuse retraite '
ALBERT
Ah ! ma mère ! ces détails seraient si longs à vous donner, et mon cœur est si plein de joie!... Vous vous souvenez de m'avoir confiée la tendresse de mon oncle? il m'a tenu lieu de père, et sa fortune, augmentée dMa grand héritage, est tout entière à moi , à vous , ma tendre mère.
AMELIE.
Quoi ! mon fils, ton oncle n'est plus !... Nous a-t-il pardonné?
ALEERT.
Ah! ma mère, il vous chérissait, et n'a jamais cessé de faire faire des recherches , qui furent infructueuses. Revenu entièrement libre , je réunis le peu de renseignements qui lui étaient parvenus à diverses époques; je réalisai son héritage, et je partis avec la résolution de vous chercher moi-même. Le ciel m'a conduit, ma sœur m'a reçu la première, et je suis dans vos bras!
AMÉLIE
Ta sœur!... tu l'aimeras donc aussi?... Attends!... Georgctte !...
GEORGETTE, accourant et rapportant son carreau qu'elle met sur la table.
Maman !
ALBERT
Ne lui dites pas encore... je veux me faire aimer...
AMÉLIE
Viei:S... (Meltantsa 611e dans les bras de son fils.) Ah ! c'est maintenant que je suis heureuse !
ALLERT.
Oui, nous serons tous heureux ! Tenez, là, dans ce portefeuille, j'apporte, en billets du Trésor, la valeur d'un million.
AMÉLIE
Un million ?
GLOr.f'.ETTE.
Un million! est-ce beaucoup, maman?
ALBEP.T.
Mais j'apporte encore un bien plus précieux : la graie de mon père.
AMÉLIE
Se peut-d !.-• nous revenions la France?...
ALBEI'.T.
Oui, et sans danger ; jugez combien il me aide de revoir mon père!
AMÉLIE
Ton père? Oui, mon ami, tu vas rece-.oir
ses embrassemenls. ( Elle t'airéle, et s'éloigne un peu en reûécliissmit. — Aussitôt Albert s'approche deGcorgetir. et lui donne une bourse pleine d'or, en lui faisant entendra que c'est pour sa mère. — La petite verse l'or sur la table.) Qu'allais-je faire?... le conduire à l'ermitage... il y trouverait Warner, et ce misérable, en nous voyant heureux, s'attacherait encore a nos pas... Oh! non, qu'il ne connaisse jamais mon fils... 11 faut prévenir mon mari, il faut éloigner Warner... Oui , mais la nuit, l'orage... n'importe, rien ne m'arrêtera. Cachons a mou fils... Albert !... (Albeit vient aussitôt à elle.) Te* vœux vont être exaucés, dans un moment tu seras dans les bras de ton père. Attends, ne me suis pas.
ALBERT
Vous sortez... je vais...
AMÉLIE
Non... il le faut... je t'en prie...
ALBERT
Quoi! vous voulez?...
AMELIE.
Des raisons que je ne puis l'apprendre... Il y va de notre bonheur .. cède à ma prière.
ALBERT
Ah! toujours... j'obéis.
AMÉLIE, à Georgelle.
Toi, chère enfant, sois attentive, obéissante, aux moindres ordres de ton ami... Ali ! tu m es encore plus chère depuis que je suis heureuse! (En sortant.) Attendez, attendez!
........... v. v. wii. vii.- ....... -. .
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