SCENE IX
CLÉMENTINE, THOMSON, Esclaves.
Après le de'part, Thomson est venu s'asseoir sur nn banc. Clémentine s'assied sur un large carreau de velours que des nègres portaient. Elle est aux pieds de son père. Des esclaves, qui tiennent de larges éventails, les agitent doucement au-dessus de la tète du père et de la fille.
Clémentine. Savez-vous bien, mon bon père, que Jenny n'a pas l'air d'aimer beaucoup son futur?
thomson. Ta sœur, ma Clémentine, est une étouidie qui ne sait ce qu'elle veut: quand je lui parlai de ce mariage pour la première fois, elle ne parut pas avoir d'éloignement pour celui que je lui destinais; et depuis elle semble se faire une étude de déplaire à sir Richard. Elle ne te ressemble pas, mon enfant ; tes goûts ne changent pas ainsi.
CLÉMENTINE. Vous avouerez, mon père, que mon Edouard est bien mieux que votre sir Rkhard. A la place de ma sœur, je ne me trouverais pas heureuse non plus.
THOMSON. Tu la défends toujours.
Clémentine. Je voudrais vous la l'aire aimer davantage... autant que moi...
THOMSON. Clémentine! ce reproche...
est-ce bien toi qui devrais me l'adresser?
clémentine. Vous avez raison , je suis une ingrate... C est fini, je ne vous en parlerai plus, je vous le jure; mais «à force d'amitié je dédommagerai cette pauvre Jenny.
THOMSON, l'embrassant. Chère enfant!