SCENE XII
Les Mêmes, ATAR-GULL, portant JENJNY, Esclaves.
ATAR-GULL, le bras ensunglunté , la dépose sur un banc. Maître, j'ai préservé ta fille; le tigre voulait du sang, je lui ai donné le mien.
jenny, revenant à elle. Mon père! Clémentine! mes amis! c'est lui, lui seul qui m'a sauvée. (Elle tend la main à Atar-Gull.) Bon Atar-Gull.
Atar-Gull. Je te devais ma grâce.
JENNY, regardant toujours Atur-Gull. 0 ciel ! il e>t blessé.
Elle va à lui.ctnnclie son saner avec un mouchoir, et le lui met autour du bras.
thomson . Je veux récompenser ton courage, Atar-Gull.
baguenaudais. S'il pouvait me le donner.
TDOMSON. A compter de ce jour, tu n'es plus sous la domination du commandeur, je t'attache à mon service particulier; tu ne me quitteras plus.
baguenaudais. Tiens, il le prend pour lui, le despote !
jenny. Entends-tu, Atar-Gull, tu resteras avec nous, toujours.
Le jour a baissé peu h peu depuis le commencement de cette scène.
thomson. Il se fait tard, mes enfans, nous avons encore une visite à rendre au planteur Anderson, et il serait dangereux de nous remettre en route au milieu de la nuit.
richard. C'est vrai. Les esclaves du morne aux Loups sont de hardis brigands; mais les troupes coloniales veillent sur eux.
clémentine. C'est égal, mon père a rai-
ATAR-CULL.
•on, et si Jenny se sent as*ez de force, nous repartirons sur-le-champ.
THOMSON', à Al ir-Gull. Repose-toi, bon Serviteur, je t'attends demain à mon habitation de San-Yago.
atar-Gi ll. J'y serai, maître.
JENNT, à Al.ir-Gull. Prends soin de ta blessure, entends- tu, mon père le veut, et moi, je t en prie.(/T//i" lui donne sa main à baiser ) Adieu, à demain.
BAGUENAUDAI*. C'est égal, me v'ià tou jours sûr d'avoir un suppléant.
Thomson, Richard, Clémentine, Jenny, Bagncnaud.iis et les esclaves se mettent en marcha La nuit est venue. L< s esclaves se «ont inclinas sur le passage de leur maître. A peine les [>rt<Jt liens sônt-ila soitis que le Coinoiandeur dit aux esclaves.
DTtiCK. Le maître est parti, entrez dans vos cases, et que demain au jour tout le monde Soil à l'ouvrage. ( A Atar-Gull.) Te voilà à peu près libre... Allons, tant u.ieux, il faut bien qu'il y eu ait comme ça (Auv toi g*es.) Eh bien ! ne m'a-t-on pas entendu? Rentrez, et que dans cinq minutes tout ça soil endormi.
Les nègres rentrent d'un cote, le Commandeur sort de l'autre.