‹ ThéâtreChapitre 157 sur 846 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

ATAR-GULL seul.

Presque libre, a dit le commandeur; oîi ! je le suis tout-à-fait maintenant. Je ne dois plus rien à sir Thomson; il avait acheté ma vie, tout-à-l'beure je l'ai offerte pour sa fille. Dieu, qui n'a pas voulu ma mort, m'ordonne à présent de sauver le vieillard qui n'espère qu'en moi... Oui, père, oui, nous fuirons ensemble; encore quelques instans, et je t'aurai rejoint au pied du morne aux Loups. Si j'en crois mon courage, tes yeux verront encore la terre natale... Oh! qu'il sera beau le soleil qui éclairera notre retour... Là-bas, plus de chaînes qui écrasent, plus de fouets qui déchirent. INon ; là-bas une mère m'attend, qui me baignera de ses larmes. (On enlen<l une cluche uu loin S) Yoilà l'heure de la prière des blancs, c'est le signal; écoutons bien.

Il s peenclie ponr compter les coups de la cloche. A ce mtnicnt Chani et deux ou trois nègres marrons passent leurs tètes à travers la palissade du fond.

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