‹ ThéâtreChapitre 159 sur 846 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

CHAM, Nègres enchaînés, BAGUENAU- DAIS.

Quand le rideau se lève, Chain et tous les nègres marrons, charges de chaînes, s*nt couches par terre; Baguenaudais sort de l'habitation. On voit briller andessus de la palissade du fond les baïonnettes des' sentinelles qui se croisent et Viiilent devant la porte.

BAGUENAUDAIS. En v'ià une nuit orageuse, par exemple. . . Nous l'avons échappée belle; sans ce régiment de troupes coloniales qui passait par hasard, je n'aurais \amais revu ma rue Tirechape , maman, ni nia Gibecienne. Scélérats de révoltés... niais on leur ménage un vilain quart d'heure. On a condamné tous (eux qu'on a pris, et je vas de ce pas prévenir le commandant qu'il peut se tenir prêt pour l'exécution... Ce n'est pas Atar-Gull qui aurait fait un coup pareil. 'Chu m fait un mouvement.) Je crois que les v'ià qui s'éveillent. Je vas bien vite faire ma commission.

Il sort par le fond , la porte ouverte laisse apercevoir les sentinelles.

CHAM , se levant sur non séant, dit aux autres esclaves. Amis, vous l'avez entendu, nous sommes condamnés, rien ne peut nous sauver; préparons-nous aux tortures. Atar-Gull, plus heureux que nous, aura përi dans le combat.

En ce moment Atar-Gull paraît an-dessus de la palissade a droite , et se glisse dans la cour.

ATAR-GULL. Non, frères, me voilà.

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