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SCE1NE XIX

Les Mêmes, THOMSON, IUCHARD, BAGUENAUDAIS, plusieurs Colons, quelques Officiers, JEANY, CLEMEN- T1N E, Gardes qui garnissent le fond du théâtre.

jenny. Atar-Gull... secourez-le, il va périr.

Les gardes s'emparent de Ciiam et des nègres.

nidiARD. Emmenez ces misérables.

BAGUENAUDAIS , à part. Ils ont bien manqué de me l'abîmer.

ciiam, à Atar-Gull. Tu triomphes, toi qui as vendu tes hères... ta trahison l'emporte ; mais il y a une justice qui doit nous payer tous un jour selon nos œuvres.

THOMSON. Atar-Gull vous a traliis ?

Ciiam. Oui , pour te San ver. JNous en voulions à tes jours, nous le croyions digne de nous comprend) e. IMallnrur à nous!

nous adrrssant à lui, c'était nous livrer à la mort. Il a dirigé nos pas du côté des troupes quand nous voulions l'attaquer plus tôt, et nous sommes tombés dans le piège que sa fidélité pour toi nous avait tendu.

THOMSON. Serait-il vrai?

ATAR-GULL, s' agenouillant . Ma vie t'appartient, maître... je voulais la donner pour toi...

JEJfNY. Quel dévouement

TnOMSO». Si tout est prêt pour l'exécution de ces brigands, qu'on les entraîne.

CIIAM, d'un ton prophétique. Le Dieu qui nous entend vengera notre supplice. Conipte-nous bien, Atar-Gull, autant de tortures que de victimes.

Les soldats entraînent Chana et les nègres. Richard montre du doigt la porte aux soldats. Clémentine a cachésa tète dans lescin deson père; Jennysenible vouloir relever Atar-Gull, qui est reste aux pieds de Thomson et qui a écoute avec recueillement les dernières paroles du vieux Charu ; Baguenaudais, montésur un banc de pierre, regarde avec plaisir les soldats qui emmènent les prisonniers.

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