SCENE II
BAGUENAUDAIS, JENNY.
Baguenaudais, tout occupe du Commandeur qui sort
Sar la gauche, ne voit pas Jenny qui entre par la roite , derrière le pavillon et conmie venant du
jardin, où Pile a cueilli de» flenrs qu'elle effeuille en marchant. Elle est réveilsr, et suit doucement lei petite» allie» qui conduisent au bosquet.
baguenaudais. Il est d jà loin. Ah! voilà mademoiselle... J'ai oublié de porter dans sa chambre la snrpiise de M. Richaid , cette >upribe corbeille de fleurs... Il est galant, le colon... pourvu qu'elle ne m'entende pas.
Il prend une des deux corbeilles qu'il avait laissées à Centrée du pavillon, va la mettre sur le guéridon, et f 1 1 me la \u ousie ; puis, prenant Pautre corbeille, il va sortir, quand Jenny, l'ayant entendu, tourne la tête de son côté.
jenny. Où vas-tu donc, avec ces belles fleurs ?
BAGUENAUDAIS , à part. Voilà la surprise év> niée.. (H<n<t.) Mademoiselle, vous ne le direz pas... eh bien! ces fleurs que vous trouvez si belles, c'est sir Richard qui vous les envoie.
JENNY, tutèt: inrilffcrenre. Ah !
baguenaudais Elles sera ient déjà dans voue chambre, si mon suppléant me suppléait un p< u Vrai, vous devriez m'aider à le faire gronder.
JENNY. Qui donc ?
baguenaudais. Atar-Gull !
jenny. Moi! luicaust rde la peine? Ah!
tu oublies ce qu il a fait pour moi.
baguenaudais. Parbleu! ces gens-là, ça joue avec les tigres, les rhinocéros , comme nous avec 1< s chais et les souris; ils ont l'habitude, v'ià tout. Après ça, je rends justice à mon inférieur, pour un esclave, ce n'est pa> mal.
jenny. Atar-Gull n'est plus un esclave, c'est un ami.
baguenaudais. Ah ! par exemple, estce qu'on a des amis de Cette couleur-là ? Je vous avoue que j'ai le cœur libéral, c'est vrai ; nais j'ai la peau aristocrate.
jenny. Ah ! tu n'as lamais osé regarder Atar-Gull en face; car tu aurais remarqué comme par momens son regard est noble et plein de feu: n 'as-tu donc jamais senti ton aine émue en l'écoutant parler de son beau pavs , de sa mère qu'il ne doit plus revoir. Tu étais là quand je lui demandai si du moins il lui restait encore son père; te souviens-tu comme alors son visage prit une expression d'amertume et de dou'eur. Rappelle-toi donc ce qu'il y avait d'énergie dans sa voix, quand il me dit en levant les yeux au ciel : Maîtresse ! il m'attend là...
Ci émentine , sur le perron. Jenny !
Jenny !
jenny. Ma sœur.*.
[ BAGUENAUDAIS, bas à Jenny. Ne dites
ATAX-OUIX.
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pas à M,u Clémentine qu'elle a aussi une surprise dans son pavillon; je vas porter >os tUins, et puis j'écrirai à maman.