SCENE IV
Les Mêmes, THOMSON, RICHARD, ATAR-GULL.
TnOMSON, à Richard. Je vous le répète... vous avez eu tort.
niciiARD. Vous conviendrez, du moins, qu'il a été bien visé.
BAGUENAUDMS , à Atar-Gull. Enfin, vous v'ià, beau chasseur; j'espère que vous allez venir m'aider.
Thomson a donne son fusil a Atar-Gull, qui, à son tour , le passe à Baguenaudais.
baguenaudais. Ah çà ! mais... {Atar- Gull le regarde.) C'est bon, on y va.
Il obéit.
bicïiabd. Eh bien î sir Thomson, m'en voulez-vous encore ?
THOMsON. Sans doute, vous ne pouviez plus mal employer voire adresse : ces oiseaux de proie sont nos plus courageux auxiliaires contre, les affreux reptiles qui désolent et infestent notre pays.
RICnARD. Il est vrai que ce matin, quand je l'ai abattu, il achevait d'étrangler un magnifique serpent.
Clémentine, à ce mol, fait un mouvement d'effroi.
JENNY. Ne parlez donc pas de cela devant Clémentine, voyez comme elle pâlit.
richabd. Ma chère belle-sœur future devrait pourtant s'aguerrir.
thomson. Sans doute, elle n'est pas raisonnable ; on rencontre de ces animaux à chaque pas, il faut qu'elle s'habitue à les voir sans effroi, afin de conserver assez de foi ce et de courage pour leur échapper.
Clémentine. Mon bon père! je vous en prie, ne parlons plus de cela, je vous piomeis de me corriger. Mais vous devez avoir besoin de prendre quelques rafiaîclusseniens, nous allons vous les faire seivir sous ce bosquet.
Atar-Gull, pendant toute cette scène , est reste' assis, sur une des marchés du pavillon, la tête dans ses deux mains; il semble enseveli dans ses reflexions; il n'entend pas Clémentine qui veut alors s'approcher de lui. Jenny l'arrête.
jen\y. Ce pauvre Atar-Gu'l paraît accablé de fatigue et de chaleur, lai>se-lui cet instant de repos. Je vais t'aider, viens.
Clémentine. D'ailleurs Baguenaudais est là, il servira. Mon père, j'oubliùs cette lettre pour vous... je l'ai ouverte; mais elle était de lui. Vous ne me gronderez pas trop fort, n'est-il pas vrai?
MAGASIN THEATRAL
TIIOMSON. Te gronder... tu sais bien que c'est impossible. Allons, va, mon enfant, car j'ai vraiment un appétit de chasseur.
CLÉMENTINE. Toui de suite... Eli bien!
Jenny, viens tu?
JENNY, qui était rêveuse. Me voilà , me voilà.
Elles remontent toutes les deux vers riiiibitation.
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