SCENE II
Les ."Mêmes, ÀTAR-GULL, costume d'ouvrier Je Paris.
LA MERE BVGUENAUD.MS et LES VOISI- NES. Bonjour, monsieur Targu...vot' servante, monsieur Targu.
viar-GUi.l. Il n'est venu personne?
i.\ HÈRE BAGUENAUDAIS. Si fait, le médecin, d'abord... Jl est près de votre maître qui va toujours de même... aussi vous feriez bien d'écouler le docteur , qui ne demande pas mieux que de placer ce pauvre bonhomme dans une maison de santé...
Au moins vous auriez un peu de repos.
ATAR-GUI.L. Le confiera d'autres soins que les miens; ah! non... nous ne devons pas nous quitter encore!
LA MÈRE BAGUENAUDAIS, aux voisines.
Il n'y a que ces gens-là pour aimer comme ça.
ATAR-GULL , à part. Le vieux Job a reçu mon serinent... et, quoiqu'il m'en coûte, j'attendrai le relourde la raison du maître pour accomplir ma promesse jusqu'à la fin.
II va pour monter.
LA MÈRE baguenaudais. Excuse, monsieur Targu ; il est venu aussi une lettre pour vous : c'est, je crois, de la pari de mainselle Jenny.
AT\r-gull, vivraient. De Jenny! donnez. (// ouvre la Irttrr. Pauvre jeune fdle! elle demande à voir Thomson, à lui prodiguer ses soins... Mais non, je ne dois pas lui permettre de venir ici... ses larmes me font trop de mal... quand elle pleure, il me S' mble que je ne hais plus son père... J'oublie tout le mal qu'il a fait au mien... Tant que le vieillard vivra, il faut que ma ha ne vive aussi... je ne verrai plus sa fille.
11 monte l'escalier.
LA MÈRE BAGUEN\UDAIS. Voilà un Sujet qui mérite le prix de vertu, celui-là! il n'y a pas à dire, il sert son maître pour rien; il est domestique pour l honneur... ça relève joliment notre état.
On frappe h conps redonblcs.
LA voisine. Quel carillon '
LA MÈRE BAGUENAUDAIS. Cette fois, mes
Voisines, je crois que c'est lui... Lolo, mon enfant.
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