SCENE IV
baguenaudais, la mere Baguenaudais.
la mère baguenaudais. A présent que nous sommes seuls, tu vas me parler un peu de ta petite fortune.
baguenaudais. Ma fortune , maman , vous me voyez avec tout ce que je possède.
la mère baguenaudais. Est-il de Dieu possible ! tu ne t'es pas plus enrichi que ça?
baguenaudais. Eh bien, non, chère maman... tout le monde va aux îles pour amasser des millions... je n'ai pas voulu ressembler aux autres... je ne vous ai pas oubliée cependant, et comme je viens du pays où l'on trouve tous les trésors de la nature, j'ai ramassé quelque chose pout vous.
LA MÈRE BAGUENAUDAIS. Ah I j'étais bien sûre que lu ne reviendrais pas les mains vides... Voyons ce que tu as à me donner.
BAGUENAUDAIS, lui offrant son bâton.
D'abori cette véritable canne à sucre... vous porterez ça chez votre épicier, et moyennant (rente ou quarante sous il vous lournira un très-beau quarteron de sucre... ( fouillant dans son paquet ) ensuite j'ai le plaisir de vous offrir ce petit coquillage pour mettre sur votre cheminée... ça fera pendant avec Fifi , votre serin empaillé.
LA MÈRE BAGUENAUDAIS. Vlà quelque chose de beau.
B \GUENaudais. J'en avais un aussi pour
Gibecienne, un coquillage... {FI montre un
j pucelage )ll était de choix, celui-là!... v'ià
deux mille lieues que je le lui garde fidèle-
j ment... mais non... elle ne l'auia pas... je
! le conserve pour une autre.
LA MÈRE BAGUENAUDAIS. Tais-toi, voilà quelqu'un.
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