‹ ThéâtreChapitre 371 sur 846 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

MULLER, CHrxISTOPHE; puis PÈTERS, et FRITZ.

CHRISTOPHE, marchant lentement, paraît tout pensif et ne voit pas Muller. Le onze novembre, jour affreux î... Oui, c'est encore aujourd'hui le terrible anniversaire. (Les chants se font entendre de nouveau. ) Qu'est-ce que cela signifie? On chante dans ma maison... un jour comme celui-ci ?... KAoec colère.) Holà ! Péters, Fritz...

péters et fritz, entrant. Vous appelez, maître?...

Christophe. Misérable fainéans , qui vous a permis de chanter ?...

péters. Maître, nous pensions qu'en travaillant...

CHRISTOPHE, furieux. Travaillez, drôles... mais ne chantez pas.. N'ai-je pas défendu de chanter?... {A Péters qu'il secoue avec force.) Dis... ne l'ai-je pas défendu !... c'est donc pour m'insulter?...

péters. O maître...

Christophe. Taisez-vous!... je ne veux pas qu'on chante ! si cela vous arrive encoiv... je vous chasse!... Eh bien , qu'attendez-vous, paresseux ?

PÉTERS. Rien, maître... nous partons.

Péters et Fritz vont pour sortir.

Christophe, rappelant. Péters !... où est mon fils?... où a-t-il passé la nuit ?...

PÉTERS , embarrassé. Mais... dans sa chambre, je pense...

Christophe. Vous mentez. Ce matin, en me levant , c'est à sa chambre que je suis monté d'abord... Il n'y était pas.

PÉTERS. Maître... je croyais.

CHRISTOPHE. Vous mpnlez encore! monsieur le curé a raison de dire qu'il n'y a rien de bon à faire d'un hérétique... je vous chasserai...

péters. Maître, je ne suis pas un hérétique.

CHRISTOPHE, durement. Sortez.

Péters et Fritz se retirent.

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SCE?sE IV.

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