‹ ThéâtreChapitre 380 sur 846 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

CHRISTOPHE , seul.

Il reste qnelque temps immobile et silencieux, osant à peine levei le» yeux; pois il piomène autour de lui des regards remplis d'un sombre effroi, et dit enGn d'une voix altérée :

Seul !...dans cette chambre... la nuit!... la nuit du onze novembre!... (Ses yeux s'arrêtent sur la pendule qui marque onze heures.) Une heure encore., et 1 heure terrible aura sonné !... minuit. Ah ! je ne resterai pas ici plus long-temps !.. . Fuyons!... fuir... non, je ne le dois pas !.. Rester ici... seul , en proie à mes souvenirs, à mes remords, voilà mon châtiment ! Oh l ne pouvoir oublier!:., voir sans cesse là, devant moi, se di ess^r, pâle et sanglant, un spectre qui me cne : « Maudit! » (Il tombe abattu dans un grand fauteuil a gauche et cache sa tête dans ses mains en sanglotant : peu a peu il revient à lui, et reconnaissant avec terreur le fauteuil où il est assis. ) C'est ici qu'il

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était... dans ce fauteuil!... oui, je nie souviens... j'attendais dehors qu'il vînt m 'ouvrir... Je frappai... ( On frappe à la porte.) Ilneselevapas... je poussai la porte... {On frappe plus fort. Je ne nie trompe pas... on a frappé... qui peut venir si tard?

On frappe de nouveau ; moment de silence , après lequel la porte s'ouvre brusquement: Entre Conrad, les cheveux et les habits en desordre , dans l'état d'un homme échauffe par la boisson.

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