OLIVIER, CHARLES
Chaules. Straffort n'est-il point ici, monsieur?
OLiviEn. Il vient de sortir à l'instant, sire.
CHARLES. Et depuis quand est-il arrivé à Londres, savez- vous?
olivier. Depuis une heure, à peu près.
Charles. Vous êtes ME. Butler, ce secrétaire qu'il m'a recommandé. (Lui donnant un papier.) Tenez donc.
olivier. C'est lecriture de milord.
CHARLES. Faites-moi une copie de ceci, je vais l'attendre, il me la faut ; j'en ai besoin...
(Il s'assied devant le bureau de Straffort et feuilleta des papiers. )
olivier, lisant. Qu'est-ce? et comment de pareilles choses viennent-elles me trouver ainsi d'elles-mêmes ?. . Oh ! mais je me trompe!.. (S'asseyant, lisant et écrivant en même temps.) « Les chefs de l'armée rovale » envoyée contre les Ecossais, ayant été » informés des coupables entreprises ten- » tées par la Chambre basse du parlement » anglais contre les droits sacrés que le roi » tient de Dieu, ont résolu de se rassort* » hier pour protester d'abord ouvertement » et s'armer ensuite au besoin contre d'aus- » si criminelles tentatives; dès ce moment » l'armée se déclare donc prête à soutenir
» la cause du roi contre le parlement bri- » tannique, et elle signe par la main de » ses chefs et officiers la présente déclara- » ration. Dieu prèle force au covenant du .. roi! %^ Straffort.» OhlPyin! Pym!
si pour appuyer ton accusation, tu tenais cette preuve !
( Il se lève et présente la copie et l'original de la lettre au roi.)
CHARLES, les prenant, et pliant la lettre originale. Connaissez-vous un nommé Goring? ,
olivier. Oui, sire ; un officier de 1 armée royale, n'est-ce pas?
Charles. Oui, Straffort dit que je puis me fier à cet homme.
OLIVIER. Si milord ie dit, cela est probable.
CHARLES. Eh bien ! vous allez à 1 instant lui porter cette lettre.
OLIVIER. Moi !
CHARLES. Vous lui direz qu'elle est de votre maître, et que vous la tenez de ma main; vous lui direz que je lui ordonne de partir à l'instant même pour les frontières d'Ecosse , de voyager nuit et jour sans repos et sans relâche jusqu'à ce qu il ait joint l'armée. Il remettra cette lettre au comte de Northumberland , qui commande en chef nos fidèles soldais en l'absence de Straffort. Le comte est prévenu de ce qu'il a à faire. Allez.
OLIVIER, sortant. Sire! sire!... Dieu Vous garde !
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