SCENE PREMIERE
OLIVIER, entre deux Gardes.
UN DES DEUX Gardfs. Attendez ici sa grâce le comte de Straffort.
(Les deux gardes s'éloignent.)
OLIVIER , seul. Très-bien ! hier prison-
nier du parlement , aujourd'hui prisonnier du roi; lequel des deux vaut le mieux? ma foi ., je n'en sais rien. Si , cependant : mieux vaut être prisonnier du roi ; cela jettera sur moi un vernis de persécution qui fera bien aux chambres. Bizarre destinée que la mienne! c'est toujours lorsque
LE MAGASIN THEATRAL
j'étais près du but, lorsque j'étendais la main pour l'atteindre, que j'ai été précipité, et c'est toujours au plus bas de ma chute que le hasard m'a donné des ailes d'aigle pour me relever , dépasser le premier but et en découvrir un second! chaque fois que j'ai cru que je reculais dans ma voie, c'est un élan que je prenais! Maintenant où vais-je ? et suis-je enfin au bout de ma fortune ou à la fin de mes ennuis ? ■y le sait! • .
(Il reste absorbe dans ses rêveries.)
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