ANTOINETTE, DE POMBAL, LEONCE
DE TOMB.VL, surgissant entie les deux.
Tu n'iras pas loin pour le trouver.
ANTOINETTE. Ah!
DE POMBAL, à Antoinette . Rassurez-vous.
(// Léonce, qui a reculé de quelques pas et le regarde, immobile d'étonnemeut.) Ne parle plus des assassins de Gondrecourt!... si le sang de cet infortuné doit retomber sur quelqu'un, c'est sur toi!... Ah ! tu calomnies une femme qui ne t'a donné aucun droit sur elle, qui ne t'aime pas... que tu n'aimes pas toi-même, et tu crois que ce n'est pas là un crime digne de mort? Tu as joué avec une chose sainte, jeune homme, tu es calomniateur et sacrilège !
LÉONCE. Eh bien ! vous l'avez entendu, madame?... vous n'avez rien à me dire?... (Silence.) Adieu!
(Il fait quelques pas vers la porte du fond.)
de pombal. Ces salons sont pleins de jnonde, et cette porte ne s'ouvrirait pas pour vous ; si vous vous y présentez , vous êtes mort... Laissez-moi faire, madame... il convient que vous sortiez sans être vu... passez de ce côté *... vous savez que je ne fais pas de vaines menaces... Ne parlez à personne avant d'avoir mis le pied hors de cette maison!... Oui, monsieur, c'est une guerre à mort!
LÉONCE. Allons donc, monsieur!, est-ce qu'un homme comme vous fait la guerre à un homme comme moi?... Vous voulez m'assassiner, et je veux vous livrer à la
* Léonce, H. de Pombal, Antoinette.
justice... et si je n'écoutais que mon devoir {Antoinette lui adresse un geste suppliant. ) mais je me contiens à cause de vous... songez à votre sûreté, madame !
(Il sort pnr une porte latérale. Les portes du fond s'ouvrent , et laissent voir le luulàti <• et un autre bouime. Sur un geste de M. de Pombal, elles se referment.)
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