SCENE III
Les Mêmes, excepté MADELEINE.
THÉRÈSE, se détournant. Merci... Le feu brûle-t-il toujours?
JEAN , regardant au fond. Il n'y a plus à craindre qu'il s'éteigne maintenant. ... la pluie diminue, et le vent qui se lève ne fera qu'activer la flamme.
MAGASIN TIIEATIIAL.
PIERRE , dressant ta tête. Chut ! ( tout le \ monde s'arrête) chut!
JEAN. Quoi?
pierre. Je crois entendre des pas de chevaux dans l'éloignement.
jean. Ma foi ! mon garçon, tu as l'oreille plus fine que ton père... car je n'entends rien, moi.
pierre, se levant. Non! je ne me trompe pas... écoutez bien !... tenez... tenez. ..entendez-vous maintenant? il y a deux mulets.
jean. Dieu soit loué ! notre précaution n'aura pas été inutile. Ce sont, à n'en pas douter, des voyageurs égarés dans la montagne et qui doivent être barrasses de fatigue, si j'en juge à la lenteur de leur marche.
THÉRÈSE. Ils approchent cependant , mon bon Pierre... avance un peu, et appelle-les à grands cris pour leur donner du courage.
PIERRE, sortant. Ho! camarades! par
ici! le sentier à droite, c'est le plus
court... et montez droit.... par ici.
JEAN, à sajemme. Réjouis-toi, servante du Seigneur. .. voici des hôtes qui nous arrivent.
THÉRÈSE. Béni soit celui qui les envoie!
pierre, en dehors. Bien arrêtez-vous
là et descendez , ne vous inquiétez pas de vos chevaux. .. entiez seulement et reposezvous.
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