‹ ThéâtreChapitre 524 sur 846 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, PIERRE.

riERRE. Les voyageurs sont déjà loin.

JEAN. De quel côté se sont-ils dirigés ?

pierre. De celui de Cluse, où est maintenant la cour. C'est aussi par là que je vais me diriger.

THÉRÈSE. Décidément, Pierre, tu vas partir pour Chambéry ?

pierre. Oui, ma mère.

THÉRÈSE. Pierre, mon enfant, je suis vieille... tu ne devrais pas t' éloigner.

PIERRE , tristement. Il le faut, ma mère.

THÉRÈSE. Si tu n'allais pas revenir!

pierre. C'est queje mourrais alors.

THÉRÈSE. Et si tu ne me retrouvais pas en revenant?..

pierre. Embrassez-moi, ma mère, ma destinée m'appelle là-bas.

( Il embrasse sa mère.)

THÉRÈSE. Adieu donc, mon enfant.

jean. Mon fils, tu ne nous dis pas pourquoi tu nous quittes ; mais nous nous fions en toi , et nous croyons que tu ne le ferais pas pour des raisons mauvaises. Pars donc, mon enfant; reviens le plus vite que tu pourras, et sois toujours franc, courageux et juste. Adieu. Tu emportes la bénédiction de tes vieux païens.

pierre , /es embrassant tous deux.

Adieu.

( Il se détache brusquement de leurs bras, et sort par le fond.) JEAN , prenant la main de Thcrcse Maintenant, ma bonne femme, viens pleurer dans ta chambre.

( Ils sortent.)

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