SCENE VI
DUBREUIL , Mme LAROCHE.
DU Bit El IL. Et de quelle noce parle donc Mme Larocb»:?
EULALIG GRANGER.
Mmf LAROCHE. C'est vous, monsieur Dubreuil !...
duhkliil. Depuis quand à Paris?
Mme LAROCHE. Depuis ce matin.
m mu i m.. Et vous parlez déjà d'une noce ?...
Mœe laroche. Comment! vous ne savez pas cela... vous n'êtes pas dans le secret... vous, le banquier de la maison?
DiUREiiL. Ma foi, non, je ne sais rien, je ne me doute de rien. Granger est passé chez moi ce matin... ne me trouvant pas, il a laissé un petit mol... il m'a fait entendre qu'il avait besoin de fonds... j'ai cru qu'il s'agissait dune opération sur la rente. . ou qu'il prenait un intérêt dans quelque entreprise.
Mme LAitociic. Une fort belle opération.. . il marie sa fille.
ni mu i il. Êulalie ?
Mme LAROCHE. Eulalie...
DUBkkuil. C'est une enfant, elle est toujours en pension.
Mme lxroche. Elle en sortira , comme on sortait autrefois du couvent, pour signer son contrat de mariage...
DUBREUIL. Encore faut-il qu'elle fasse connaissance avec son futur... qu'elle sache s'il lui convient...
Mme LAROCHE. Du moment qu'il convient au père et à la mère...
DUBREUiL. Cela ne suffit pas... les enfans ont aussi leur goût, qui n'est pas toujours celui des parens.
Mœe LAROCHE. Puisqu'on vous dit qu'il est millionnaire.
DUBREUIL. C'est déjà une fort belle qualité.
Mme LAROCHE. Eh!... vous le connaissez !...
DUBREUIL. Je le connais.
Mme laroche. C'est un de vos anciens amis.
dubreuil. A moi !
Mme laroche. A vous!., le baron de Ronçay.
dubreuil. Le vieux baron de Ronçay...
allons donc c'est une plaisanterie !
LE BARON , entrant à gauche, qui a entendu. Non, mon cher Dubreuil , ce n'est point une plaisanterie.
Mme laroche. Là! quand je vous le disais!.. (Saluant.^) Monsieur le baron, j'ai
bien l'honneur je suis la tante de la
future.
Le Baron lui prend la main et la conduit galamment jusqu'à la porte à gauche.