MARIANNE , LE REPRÉSENTANT
Soldats, Peuple.
LE REPRÉSENTANT. Citoyenne Cerdic, une émeute d'aristocrates a arraché des coupables à l'échafaud; l'un d'eux s'est dirigé de ce côté, et a trouvé un asile... peut-être dans cette maison. Nous venons laite ici notre visite domiciliaire ; permettez que mes gens cherchent partout.
Il fait signe à Jean et aux soldats, qui sortent.
MAIUAWE. Monsieur, cette maison est aussi la vôtre, et je ne suppose pas que les coupabli s la choisissent pour se cacher.
LE REPRÉSENTANT. Peut-être : l'excès d'audace fait souvent la sûreté ; mais je ne leur conseille pas de jouer à ce jeu-là avec moi... 11 faut que la loi ait son cours; et si la vdle entière de Brest se révolte pour sauver des coupables, je ferai raser la ville de Brest.
ON SOLDAT, rentrant. Citoyen représentant, nous n'avons trouvé personne,
LE REPRÉSENTANT. Personne?... et pointant, d'après les rapports qui m'ont «•té iaits — A-t-ou visité cette chambre?
MARIANNE. Monsieur, c'est ma chambre à moi, et nul ne peut y être.
LE REPRÉSENTANT. Le condamné peut s'y être caché à votre insu.
Marianne. A on , monsieur , je vous jure
LE REPRÉSENTANT , à ses hommes. Entrez là
Marianne. Mais, monsieur, on ne pénètre pas ainsi dans la chambre d'une femme !
le représentant. Pourquoi?
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