SCENE VIL PEREZ, FRANÇOISE
FRANÇOISE, rentrant tout effrayee, par la grille du fond. Ah! monsieur Perez, sauvezmoi!... sauvez-moi!
perez. Qu'est-ce? qu'y a-t-il? qu'astu?...
Françoise. Ils n' mont pas suivie, pas vrai ?
perez. Mais qui ? que t'est-il arrive?... parle donc...
Françoise. C'estquej'cn réchappe d'une belle, voyez-vous... niais ça va mieux.. . j'étouffe encore.
PEREZ. Tu me fais mourir d'impatience.
Françoise. Voilà que je respire... Oh î là là... Imaginez-vous cpieje pensais à mon homme, je me disais : Faut que je prenne la grande route, ça lui fera plaisir, ça lui prouvera que je suis obéissante... mais je ne sais pas comment ça c'est fait... un sorcier m'aura jeté un sort, bien sûr... Tout en ne pensant qu'à lui, et en voulant suivrelagrande route, jeme suis trouvée toulà-coup dans la petite, auprès des rochers qui environnent la tour oùs qu'est le solitaire.
ferez. Finiras-tu ?
Françoise. Et là, j'ai aperçu des hommes à figures terribles, armés jusqu'aux dents! effrayans , quoi!... Alors j'ai eu peur... j'ai pris mes jambes à mon cou, j'ai couru... j'ai couru... et me v'ià.
perez. Du côté de la tour!... Et ma maîtresse, tu ne l'as pas vue?
Françoise. Ma foi, non... je tremblais si fort d'être aperçue par ces vilains hommes, que je fumais les yeux pour ne pas les voir... Tenez, j'en tremble encore.
PEREZ. Ah ! mon Bien! mon Dieu!...
{Appelant.) Pierre! Joseph! Antoine!... Ils ne viennent pas !
FRANÇOISE. Qui ça?., les vilains hommes?
PEREZ. Eh! non, les gens du château.
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