‹ ThéâtreChapitre 737 sur 846 · ARTHUR, DUVERNEY, GEORGES · texte numérisé non relu

ARTHUR, DUVERNEY, GEORGES

DUVERNEV , 5e précipitant entre eux et repoussant Georges. Misérable !

Arthur s'est aussitôt relevé.

GEORGES , à part. Je te rends grâce , ô mon Dieu ! je l'aurais peut-être frappé !

DUVERNEY, les regardant tous deux, puis s'' adressant à Georges. Quelle est la cause de ce scandale , monsieur ? je veux la connaître , parlez. (Silence.) Parlerez-vous enfin.. . l'un ou l'autre ?

GEORGES. Je dois garder le silence.

ARTHUR. Je dois imiter Georges, mon père...

duverney. Mais je vous l'ordonne à tous deux... je veux être obéi.

GEORGES. Vous ne sauriez nous commander une action blâmable... un de nous a eu des torts... nous devons tous deux nous taire.

duverney*. Soit , je ne veux pas avoir un coupable à punir ; mais de semblables scènes m'affligent.,, j'espère qu'elles ne se renouvelleront pas.

GEORGES. Il a suffi de votre présence , mon père , pour faire rentrer dans nos cœurs la paix et l'amitié. Arthur, voici ma main.

Arthur. Voici la mienne.

duverney. C'est bien , je suis content.

Il leur fait signe de se retirer ; Georges et Arthur sortent.

ARTHUR, en s'en allant , et à part. Georges , je n'ai pas dit : Sans rancune.

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