‹ ThéâtreChapitre 738 sur 846 · DUVERNEY, W · texte numérisé non relu

DUVERNEY, W

Mais achevons de lire cette lettre, que je venais de recevoir de Saint -Denis.

(Lisant.) « J'étais loin de m'attendre à » tant d'obstacles... vos ennemis... vos » envieux. » (Cessant de lire.) J'ai lu cela. ( Lisant la lettre des yeux , et parlant. ) Ali! (// lit.) « On prétend que vous ne tenez » à la députation que pour rétablir votre

* Arthur, Georges, Duverney.

MAGASIN THEATRAL

» foi tune compromise par des perles con- » sidérables que vous avez éprouvées de- » puis un an... Ou va même jusqu'à dire » que vous n'êtes pas éligible... que la » plus grande partie de ce que vous pos- » sédez encore est l'avoir de votre fils aîné, » de Georges , qui a atteint sa majorité, » et qui peut , au premier moment , ré- » clamer l'héritage de sa mère... enfin « plusieurs de vos partisans mêmes sont » passés du côté de votre compétiteur. Ils » prétendent que votre nomination sera » sans effet du moment que les reprises » de votre fils vous auront privé du cens » de l'éligibilité, et qu'ainsi ils ne veulent » pas s'exposer aux embarras et aux dés- » agrémens que leur susciterait une nou-' » velle élection. Enfin j'ai la nuit devant » moi... je tâcherai de la mettre à profit »> pour vous... mais si je réussis, il ne faut » pas que le succès se change bientôt en » une défaite humiliante pour tous deux... >» Pensez à ce Georges , pensez-y... main- » tenant c'est sérieux , très-sérieux!...» Georges n'osera jamais me demander des comptes; mais il est ombrageux, facile à s'irriter... il peut se porter à une extrémité... il faut l'éloigner... d'ailleurs depuis long-temps sa présence me fait mal... oui... oui... je l' éloignerai sans retard... aujourd'hui.

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