SCÈNE V
VALESTIN, LOUISE, deux Femmes du
CHAMBRE, et plus tard AMÉLIE.
( Deux femmes de chambre apportent un voile, des gante et les fleurs qui doivent p.irer la mariée. — En même
temps Louise vient au-devant d'elles ; et Valcntin parait par une porte de côté. )
LOUISE, examinant les fleuis.
Bien... C'est charmant !... Posez tout là... Ici... Ah! voilà Valentin; comment va M. de Gennany?
VALENTIN
Pas mieux; le médecin qui le quitte parait fort inquiet; il veut parler à son fils. Voilà la troisième fois que je cours inutilement le dire a M. Georges. Je crains que monsieur ne .-.'impatiente.
LOUISE
Vous avez raison, monsieur Valentin et
Ve JOUHNÉE,
vous n'êtes pas le seul à qui la conduite de M. Georges donne ici de vives inquiétudes. M. lis il n'est plus temps de rien dire, de rien examiner. (Montrant du geste les parures Je noce.) Vous le voyez, dans quelques heures iis seront maries.
VALENTIM.
Mon Dieu! madame Louise, auriez-vous découvert?...
LOUISE
J'ai la certitude qu'il a passé encore la nuit dernière durs de chez lui, et qu'il n'est rentré qu'à deux heures du malin.
VALENT^
Est-il possible?... Si monsieur en était instruit... Mademoiselle Amélie le sait-elle?
LnCISE.
Oh ! non... Cependant je l'ai vue pleurer ; je crois qu'elle commence à partager mes soupçons, sur-tout sur ce M. Warner qui s'est emparé de l'esprit de M. Georges. Mais je n'oserais prononcer le nom de joueur.