‹ ThéâtreChapitre 83 sur 846 · VALES11N · texte numérisé non relu

VALES11N

Gaidez-vous-en bien devant monsieur; c'en serait assez pour le faire mourir.

LOUISE

C'est pour cela... Paix ! voilà mademoiselle. Ne dites rien. Nous nous trompons | eut-être. Allez vite où monsieur vous envoie.

( Valentin sort par le fond , Amélie entre p.ir un des côtés.) AMÉLIE.

Ah! Louise!... je m'éloigne un moment de la foule. Les compliments, le bruit, la chaleur... je puis à peine respirer.

LOUISE

Je le conçois, mademoiselle; et joignez à cela l'émotion... et la crainte qu'un tel moment doit inspirer,

AMÉLIE

La crainte !.. Que veux-tu dire ?

LOUISE

Rien absolument, mademoiselle, qui puis^e vous inquiéter... Ah ! si le ciel est juste, vous devez être heureuse, et peut-il exister an monde un cœur qui le désire autant que le mien !

AMÉLIE

Oui , je sais que tu m'aimes... (Avec embarras.) Aussi je n'ai pas de secrets pour toi.

LOUISE

Cependant, mademoiselle, vous me cachez vos larme-

AMÉLIE

Tu pleures aussi.

LOUISE , voulant le cacher.

Moi!...

AMÉLIE

Ne te semhle-t-il pas que mon hymen s'entoure de sinistres présages? Le seul parent que je possède, M. Dermont, que j'altendai* avec

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