‹ ThéâtreChapitre 845 sur 846 · MARCELIN · texte numérisé non relu

MARCELIN

Faites taire ce misérable, ou je ne répond» pas de ma fureur.

MAUFILATRE.

Écoutez plutôt, écoulez, chacun sa part; il faut savoir entendre pour condamner : sa destinée a fait la mienne : deux créatures qui m'étaient indifférentes, et que vos actions, Alix, oui jetées sur mon chemin, vivraient encore si vous l'aviez voulu: c'est l'orfèvre Thibaudicr, c'est l'enfant de cet homme que je croyais mort ainsi que vous, de cet homme dont les regards semblent prêts à me dévorer. La mort fera bien cet office sans vous, Margcrin; maintenant que vous voilà réunis, un peu de pitié pour les autres au moins. Le pape est à Rome pour donner des dispenses, et par arrêt de Versailles le ventre peut anoblir : vivez, vivez l'un pour l'autre; un nouvel I .entier pourra

naître. (Avec un rire sardonîque.) Mais l'héritage.. . (à A Ut) ce n'est pas moi qui l'ai détruit, duchesse. Et voilà ma vengeance. .le vous laisse au cœur une douleur éternelle et qui fait ma dernière joie. Les titres sont au fond du gouffre avec l'héritier des titres.

Il tombe mourant sur un rocher à gauche du spectateur en face de l'hospice.

Page 1