‹ ThéâtreChapitre 9 sur 846 · MADAME DE MÉRAN, ALPHONSINE, SAINT- ALBAN · texte numérisé non relu

MADAME DE MÉRAN, ALPHONSINE, SAINT- ALBAN

MADAME DE MÉRAN

Vous vous donnez bien du mal, mon cher Saint-Alban.

SAINT-ALBAN

l'en serai trop récompensé par un sourire de la belle Alphonsine... Et s'il m'est permis d'espérer...

MADAME DE MÉRAN

Savez-vous bien que la société ne répondra probablement pas à l'éclat de la fête... Nous connaissons peu de monde, et nos voisins, gens très estimables sans doute, ne sont que de riches campagnards.

SAINT-ALBAN

Madame, vos riches campagnards seront les bienvenus; j'aime beaucoup les riches campagnards, ce sont de braves gens. D'ailleurs, pour égayer l'assemblée, j'ai fait prévenir une troupe de bateleurs, grotesques de tous les pays, Italiens, Chinois, Égyptiens, dont on dit merveille. Leurs danses et leurs jeux animeront la fête; plusieurs de mes amis doivent venir nous joindre. Oh ! je vous réponds que l'assemblée sera nombreuse.

MADAME DE MÉRAN

Vous songez à tout.

SAINT-ALBAN, avec attention.

.le n'avais garde de l'oublier.

( On entend d'abord un grand bruit dans la coulisse, puis on voit des valets qui repoussent des savoyards, dont l'un, le plus grand, a une lanterne magique sur le dos.)

Page 1