‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 115 sur 210 · STRUENSÉE · texte numérisé non relu

STRUENSÉE

(Inédit )

Pour un drame invisible ouvrez les yeux de Tûmc. Ici, pas de théâtre à la rampe de flamme, Fantastique univers borné par des rayons, Panorama changeant de décorations,

Où le comédien, ce masque de l’idée.

Promène l’action costumée et fardée.

beux muses, seulement, couple au front étoilé Dont l’une chantera quand l’autre aura parlé Clio, la poésie, Euterpe, la musique.

Viennent vous dérouler une] vie héroïque

Et du sein de l’iiistoirc évoquant le passé Ressusciter pour vous tout un monde effacé Qui jadis sur la scène, à la voix du poëte, Palpitait et marchait dans sa forme complète.

Le grand compositeur au renom immortel,

Comme un lierre pieux embrassant un autel,

Enlaça, mariant son génie au génie,

Le drame fraternel avec son harmonie ;

Et moi j’ai mission de prêter une voix A tous ces vagues bruits résonnant à la fois.

Comme un bois dont le vent agite les ramures,

(ihants d’amour et de mort, fanfares, bruits d’armures Que l’orchestre grondant sous le drame inquiet bourdonne sourdement ainsi qu’un chœur muet.

En Danemarck, trônait, triste et pâle fantôme^ Dans ses mains embrouillant les rênes du royaume, ün monarque débile, un Charles deux du Nord, Christian, pauvre roi qu’écrase un poids trop fort. Parti du fond du peuple et du peuple ayant l’àme. Aimant ce qu’il admire, évitant ce qu'il blâme Struensée, un penseur, grand cœur et nom obscur, .A gravi cette pente où nul n’a le pied sûr. Souverain sans couronne, il règne, il administre.

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