‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 13 sur 210 · LE PORTAIL DE L'ÉOLISE · texte numérisé non relu

LE PORTAIL DE L'ÉOLISE

MHII.VAI.ET , mendiant.

Mon beau gentilhomme, la' charité, la charité, s’il VOUS plaît ; je prierai le bon Dieu pour voup.

SATAN AS

Prie-lo pour toi et prends des aides ; car tu auras foii à faire à tirer ton âme d’entre mes griffes; je suis...

MUII.VALET.

Pardon, maître, je ne vous avais pas reconnu.

TRAlNESAQriLI.E , autre mendiant.

Voici, mon duc, des reliques à acheter, des agnus, des médailles, des rosaires bénits par le pape. Ceci ast un morceau de la vraie croix ; ceci une phalange du petit doigt do saint Jean.

s AT AN AS.

Le morcaau de la vraie croix est un morceau de la potence où tu seras branché un de ces jours ou l’autre ; la relique est un os que tu as pris â la carcasse de ton frère le bohème qui a été pendti.

TRAINESAQUIU.E.

Vous savez tout; vous êtes donc...

SATAN AS

Tais-toi.

BRINGUENARILLE, Irèê-lias.

Mon prince, j’ai ici, dans un bouge, à deux pas, nu vrai morceau de roi, quinze ans, des cheveux jusqu’aux pieds, blanche, ferme; c’est presque vierge et pas cher; pour trois écus ati soleil, deux pour moi et un pour.elle, et ce que vous voudrez à la fille, vous (SI verrez la fin.

UNE LARME DU DIABLE

LA CRARU’OUDARDE, pauvresse.

Mes chères demoiselles, il y a huit jours que je u’ai mangé.

SATAXAS.

Arrière ! ou je te fais baiser mon ergot. IjC seuil de ton église, l'èrc éternel, ressemble assez à une des gueules de mon enfer.

GIBOSÎIE, deuxième pauvresse.

.le suis aveugle et paralytique.

ALIX ET BL.VÎiCHEFOR.

Tenez, ma bonne femme, voilà pour vous.

Elles passent.

LA GRAND’oUDARDE.

.A-t-on jamais vu cette vieille ribaude qui vient me débaucher mes pratiques jusque sous mon nez et me retirer le pain de la bouche ! Tiens, empoche celle-là !

GiBORNE.

Voleuse d’enfants, égyptienne, gaupe, truande, tu vas voir que ma béquille est de bon cœur de chêne !

Elles se battent.

TJIEATHE.

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