‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 176 sur 210 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Le tliéàlre représente une misérable auberge comme on en trouve sur les chemins écartés ; un rameau de pin desséché la distingue seule des autres masures. Des poutres du plafond, brunies par la fumée, pendent divers ustensiles déménagé; quelques chaudrons luisent sur les planches ; des paysans et des paysannes, attablés se livrent à leur grossière joie rustique; le vin leur a monté à la tète et ils voudraient danser pour finir la soirée gaiement. Mais pour danser, il faut de la musique, il faut un ménétrier hissé sur un tonneau et battant du pied la mesure, raclant du violon ou pressant sous son bras le sac de cuir de la musette. Comme les femmes se dépitent, un son nasillard et discord se fait entendre dans le lointain ; le son s’ap. proche, c’est une vielle qui grince, tournée par un vielleur ambulant. — Don ! s’écrient les paysans, on ne

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