‹ Théatre (volume 3)Chapitre 46 sur 191 · LES MÊMES, CÉLINDE, LE DUC · texte numérisé non relu

LES MÊMES, CÉLINDE, LE DUC

CÉLINDE.

Ma chère petite, ne vous échauffez pas si fort. Votre corsage est déjà tout mouillé de sueur.

TOUS

Célinde !

CÉLINDE.

Vous-ne dinsez pas ce soir ; je reprends mon service.

LA ROSIMÈNE.

■ C'est une indignité, c'est une horreur! J'ai des droits que je ferai valoir; et mon costume, qui me coûte les yeux de la tête !

CÉLINDE.

Gela regarde M. de Vaudoré.

LE CHEVALIER, s'avançant vers Célinde.

Est-ce à votre oinbre que je parle, Célinde? En tous cas, on n'aurait jamais vu plus gracieux revenant.

CÉLIMDE.

C'est bien moi, chevalier. Commandeur, je vous invite pour ce soir. Nous ferons des folies jusqu'au matin; je tâcherai'que vous ne vous endormiez pas.

LE COMMANDEUR, quittant la Rosimène.

Je serai plus éveillé qu'un émerillon,

CELINOE.

Marquis, j'ai à me faire pardonner biefi des torts. J'ai calomnié l'autre fois votre esprit et vos mollets. — Venez, je serai charmante comme une coupable.

LE MARQUIS. 11 passe du côté de Célinde.

Un sourire de votre bouche fait oublier bien des paroles piquantes.

CÉLINDE, à part.

Lui prendrai-je son Vaudoré? Non, il est trop laid et trop bête. Laissons-le-lui; la clémence sied aux grandes âmes.

l'avertisseur.

Madame, c'est à vous.

célinde.

Adieu, messieurs, à bientôt... Duc, venez me prendre après mon pas, — vous me conduirez chez moi.

LE CHEVALIER

Je VOUS avais bien dit que ces bergeries-là ne dureraient point... Bon sang ne peut mentir.

COMÉDIE EN 5 ACTES Et'eN VERS (Fragment inédit.)

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