‹ ThéatreChapitre 218 sur 232 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Pendant la fin de la scène précédente, l'ermite Durwasas, personnage très-orgui'illeux de sa sainte é, la chevelure en désordre, le tiiut pâle, et à peine vctu d'un morceau de spartirie, ceint d'une peau de serpent, s'est incliné à plusieurs reprises dcnant le groupe amoureux, faisant signe qu'il a soif, qu'il a faim et ipi'il réclame

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rhospitalitô ; mais le roi et Sacounlalà absorbés dans leur extase, n'onl pas fait attention à lui. 11 donne d'abord des signes de mécontenlenient, puis recommence sa pantomime suppliante. Voyant qu'il n'est pas écouté, il se livre à toute sa colère et prononce des imprécations terribles contre ces impies qui manquent de respect pour les saints ermites. Douchmanta et Sacountalà se réveillent comme li'un songe. La jeune fille se précipite aux pieds de l'ermite Durwasas, qui ne se laisse pas fléchir par ce repentir tardif. Le roi essaye aussi, mais en vain, d'apaiser le courroux du saint personnage à qui Priyamwada et Ânousouya offrent des fruits et de l'eau qu'il repousse en faisant des gestes menaçants contre Douchmanta. A la suite de ces malédictions, la tête du roi paraît se troubler. Les feuillages de la forêt sacrée s'agitent ; les animaux s'enfuient ; le ciel se couvre, des éclairs brillent derrière les branches, à travers lesquelles se dessinent les formes monstrueuses des Rackasâs (mauvais génies) qui grimacent, ricanent et désignent du doigt comme maudits, le roi et la belle brahmanesse. Douchmanta repousse Sacountalà qui l'entoure de ses bras et se retire les yeux hagards, passant sa main sur son front, regardant autour de lui sans rien reconnaître, comme une homme qui a perdu la mémoire et la raison.

SCÈ.VE Vlll

Les courtisans qui sont revenus, lui rendent en vain des témoignages de rc>pcct ; il les repousse, les maltraite et ne les reconnaît plus. Ce n'est ({u'avec peine qu'ils l'cmmènint. Il se débat comme un furieux et montre le poing à l'ermite qui sourit.

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