‹ ThéâtreChapitre 161 sur 250 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÈMES, BÉRENGÈRE, entrant, suivie de JACQUELINE, puis EDWIGE, puis PHILIBERT, puis YVONNE.

BÉRENGÈRE, à la caissière.

Monsieur Albert Loriflan ?

LA CAISSIÈRE

Albert!

BÉRENGEÈRE, stupéfaite, apercevant Albert.

Garçon de café.

JACQUELINE

Garçon de café!

ALBERT, paisiblement.

Garçon de café. :

BÉRENGÈRE

Eh bien, me voilà fraîche!

Pourquoi vous voilà-t-il fraîche?

BÉRENGÈRE

Parce que je vais être la risée de tout Paris.

JACQUELINE

Quand on saura qu’elle a été la bonne amie d’un garçon de café...

BÉRENGÈRE

Ça ne se passera pas comme Ça.

JACQUELINE

Ça ne peut pas se passer comme Ça.

BÉRENGÈRE

Tu me coûtes ma situation, il faut que tu répares cela : tu m'épouseras.. tu m'épouseras!

ALBERT

Ah! bon... Eh bien, il faut vous arranger avec

madame... | | À 11 montre Edwige qui entre.

ED WIGE.

Qu'est-ce qu'il y a?

La chanteuse hongroise!

EDWIGE

La créature!

ALBERT, à Bérengère, en désignant Edwige.

Mademoiselle désire déjà m’'épouser. Discutez toutes les deux, faites valoir vos droits; quand vous vous serez mises d'accord, vous me direz ce qui aura été décidé. Attendez. (Il leur apporte des bouteilles et des verres.) Tenez, voilà des consommations... c’est une tournée à mon compte. (Il s'éloigne et va près de la caissière. A la caissière.) C’est égal, j'aime mieux qu’elles soient deux à m’épouser : comme Ça, j'ai des chances de n’en épouser‘aucune.

Il reste derrière le comptoir et écoute.

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