ACTE DEUXIÈME. FPS
BARTHAZARD.
IH y a qu'on s'est trompé, qu'il y a une erreur: la per-" sonne présentée, que J'ai présentée moi-même, n'était pas du tout ce qu'on... ce que nous croyions.
HERBERT
Qu'est-ce que vous me racontez là?
BARTHAZARD.
Des choses qui ne sont pas très gaies.
HERBERT
Eh bien, dites donc, ça n’est pas triste pour tout le monde, et ça pourrait être très agréable pour moi.
BARTHAZARD.
Comment très agréable pour vous? :
HERBERT
Eh bien, si ce mariage ne se fait pas, je reprends mes chances, dites donc?
BARTHAZARD.
Vous reprenez vos chances... Elles ne sont pas très épaisses, vos chances! Elles sont ce qu’elles étaient avant. c’est-à-dire que, malgré votre fortune, nous parlons ici à cœur ouvert, vous n’aviez pas beaucoup de chances auprès de la famille Gonthier. Le père Gonthier…
HÉRBERT.
Il ne me déteste pas.
BARTHAZARD.
Il ne vous a pas précisément à la bonne... Mademoi-
selle Gonthier, de son côté, je veux bien croire qu'elle finira par vous aimer...
HERBERT, d'un air fat.
Je pense...
BARTHAZARD.
Mais ce n’est pas encore couru. En somme, vous
n’avez pas grand monde dans la maison qui puisse vous soutenir.
HERBERT
Si je trouvais un camarade de bonne volonté...
BARTHAZARD.
Je ne vois pas qui... Ce n’est pas de moi que vous voulez parler?
HERBERT
Pourquoi donc pas?
BARTHAZARD. ;
Vous n’y pensez pas, mon vieux! J'étais l'ami du garçon que j'ai amené ici; il s’est mal conduit, je le veux bien, il s’est mal conduit; tout de même il m'est impossible de soutenir une autre candidature.
HERBERT
Pourquoi ça? Du moment qu'il vous a fichu dedans?
BARTHAZARD.
Non, non, ce n’est pas mon genre.
HERBERT
Barthazard, vous avez tort de ne pas me venir en aide.
BARTHAZARD.
Pourquoi est-ce que j'ai tort? On dirait que vous me menacez | Quel mal est-ce que vous pouvez me faire? Je ne vous crains pas, vous savez! Ma situation actuellement — je n’ai pas de mystère à faire avec vous — ma