‹ ThéâtreChapitre 130 sur 314 · MOUNET-SULLY · texte numérisé non relu

MOUNET-SULLY

i" janvier 1873.

Les répétitions se succédaient au milieu du plus grand calme. On était à la période des tâtonnements. Lorsqu'il fallut mettre les scènes au point, des controverses s'élevèrent sur des interprétations de texte. Paul Meurice avait son sentiment personnel, mais il se trouvait en face d'artistes très considérables qui tenaient, eux aussi, à leur opinion. Et on choisissait alors Victor Hugo comme arbitre. De là une correspondance suivie entre Paris et Guernesey. Pour plus de clarté, nous prendrons séparément chaque question de Paul Meurice en la faisant suivre de la réponse de Victor Hugo.

Il s'agit d'abord d'imprimer le drame (édition de 1873) :

Il faut, n'est-ce pas, écrire Mario» de LoRME comme dans la première édition, et non Delorme comme dans l'édition Hetzel ?

Réponse :

Il faut imprimer Marion de Lorme (Delorme est une faute).

A l'acte I, scène i, Savcrny donne à Marion le livre fait pour elle , et Marion en lit le titre :

La Gfiirlamis d'amour, à Aiarion de Lorme.

Question :

M. Perrin voudrait que ce fût lu avec amertume. Mademoiselle Favart voudrait lire avec indifférence pour rejoindre : « C'est fort galant. Bonsoir, u

Réponse :

Mademoiselle Favart a raison, il faut qu'elle lise le vers :

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