‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 105 sur 446 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TBITDÔMB.

Et par un prompt aven , qui m*eut guéri sans doute ,

M*épargner le» affronts que ma bonté me coûte.

Vous ayez attendu que ce coeur désolé

Eut tout quitté pour vous , tous eût tout immolé.

Vous voulieÈ à loisir consommer mon outrage ;

Jouir de mon opprobre et de mon esclavage :

Appesantir mes fers quand vous les dédaignez ,

Et déchirer en paix un ccenr où tous régnez.

Mes maux tous ont instruit du pouToir de tos charmes ;

Votre orgueil- s'est nourri du tribut de mes larmes.

Je n'en suis point surpris : et ces séductions

Qui Tont au fond des cmurs chercher nos pssMons^

Tous ces pièges secrets ,. tendu* à nos faiblesses f .

L'art de nous captiTer, d'engager san» promrmrm i

Sont les armes d'un sexe aussi trompeur que tûd.

▲ DELAIDB.

Je TOUS en fais TsTeu ; je ro*y vois condamnée. Mais je mériterais la haine et le mépris

Dn héroB dont mon cosur en secret est épris , Si jamais d'un coup d'œil Tindigne complaisance Avait à YOtre amour laissé quelque espérance. Vous le savez 9 seigneur , et malgré ce courroux , Votre estime est encor ce que j'attends de yous. Trop tôt pour tous les trois , tous apprendrez peut-être . Quel héros de mon cœur en e£fet est le maître , De quel feu yertnenx nos ccsurs sont embrasés , Et TOUS m'en punirez alors ^ si vous l'osez.

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