‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 123 sur 446 · I.ISOIS · texte numérisé non relu

I.ISOIS

* Je ne peux à mon choix fléchir sa Tolonté.

* J ai souyent, de son cœur aigrissant les bleMmes,

* Révolté sa fierté par des vérités dures :

* Vous seule à votre roi le pourriez rappeler,

* Et c'est de quoi surtout je cherche à vous parler. Dans des temps plus heureux j'osai , belle Amélie y Consacrer à vos lois le reste de ma vie ;

* Je crus que vous pouviez^ approuvant mon dessein,

* Accepter sans mépris mon horomage et ma main; Mais à d'autres destins je vous vois réservée.

Par les Maures cruels dans Leucale enlevée, Lorsque le sort jrioiix portait ailleurs mes pas , Cet heureux duc de Foix vous sauva de leurs bras : ^ La gloire en est à lui , qu'il en ait le salaire ;

* Il a par trop de droits mérité de vous plaire;

* Il est prince , il est jeune > il est votre vengeur:

* Ses bienfiiits et son nom, tout parle en sa faveur.

* La justice et l'amour vous pressent de vous rendre :

* Je n'ai rien £ût pour vous, je n'ai rien à prétendre:

* Je me tais.... Cependant s'il fiiut vous mériter,

* A tout autre qu'à lui j'irais vous disputer;

* Je céderais à peine aux enfans des rois même ;

* Mais ce prince est mon chef, il me chérit, je l'aime;

* Lis<HS , ni vertueux, ni superbe à demi,

* Aurait braTé le prince , et cède à son ami.

* Je feisplus ; de mes sens maîtrisant la faiblesse ,

* J'ose de mon rival appuyer la tendresse,

* Vous montrer votre gloire , et ce que vous devez

* Au héros qui «>us sert et par qui vous vivez.

* Je verrai d'un oril sec , et d'un coeur sans envie, >

i54 LE DUC DE FOIX,

* Cet hymeg qui pouvait etnpoisonmr ma vie.

* Je réunis pour vous mon service et mes vœux.;

* Ce bras qui fut à lui combattra pour tous deux :

* Voilà mes sentimens. Si je me sacrifie ,

* L*araitié me rordonne, et surtout la patrie. .

* Songez que si Thymenvous range sous sa loi ,

* Si le prince est à vous , il est à votre roi.

▲ MBLIB.

* Quavec étonnement , sagnenr, je vous eontemple!

^ Que vous donnez au monde un rare et grand exemple!

* Quoi ce cœtHT (je le crois sans feinte et sans détour ) ^ Connaît lamicié seule, et peut braver l'amour!

* Il faut vous admirer, quand on sait vous connaître:

* Vous servez votre ami , vous aervirea mon maître.

* Un cœtu' si généreux doit penser comme moi :

* Tous ceux de votre sang sont Tappui de leur roi.

* Eh bien ! de vos vertus je demande une grâce.

LISOIS

* Vos ordres sont sacrés : que fiiuMl que je fiisse?

* Vos conseils généreux me pressent d'aocepler

* Ce rang dont un grand prince a daigné me flatter.

^ Je ne me cacbe point combien son dioix m'honore;

* J'en vois toute la gloire ; et quand je songe encoie

* Qu'avant qu'il fllkt épris de ce foneste amot|T^

* Il daigna me sauver et l'honneur et le jour,

* Tout ennemi qu*il est de son roi légitime,

* Tout allié du Mauro, et protecteur du cfime,

* Accablée à ses yeux du poids de ses bîenfiûts,

* Je crains de TafiSiger, seigneur, et je me tais.

^ Mais , malgré son service et ma reconnaissance ,

* Il faut par des refua répondie k sa constance ; ^ Sa passion m'afflige ; il est dur à mon oœur,

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