I.ISOIS
* Je ne peux à mon choix fléchir sa Tolonté.
* J ai souyent, de son cœur aigrissant les bleMmes,
* Révolté sa fierté par des vérités dures :
* Vous seule à votre roi le pourriez rappeler,
* Et c'est de quoi surtout je cherche à vous parler. Dans des temps plus heureux j'osai , belle Amélie y Consacrer à vos lois le reste de ma vie ;
* Je crus que vous pouviez^ approuvant mon dessein,
* Accepter sans mépris mon horomage et ma main; Mais à d'autres destins je vous vois réservée.
Par les Maures cruels dans Leucale enlevée, Lorsque le sort jrioiix portait ailleurs mes pas , Cet heureux duc de Foix vous sauva de leurs bras : ^ La gloire en est à lui , qu'il en ait le salaire ;
* Il a par trop de droits mérité de vous plaire;
* Il est prince , il est jeune > il est votre vengeur:
* Ses bienfiiits et son nom, tout parle en sa faveur.
* La justice et l'amour vous pressent de vous rendre :
* Je n'ai rien £ût pour vous, je n'ai rien à prétendre:
* Je me tais.... Cependant s'il fiiut vous mériter,
* A tout autre qu'à lui j'irais vous disputer;
* Je céderais à peine aux enfans des rois même ;
* Mais ce prince est mon chef, il me chérit, je l'aime;
* Lis<HS , ni vertueux, ni superbe à demi,
* Aurait braTé le prince , et cède à son ami.
* Je feisplus ; de mes sens maîtrisant la faiblesse ,
* J'ose de mon rival appuyer la tendresse,
* Vous montrer votre gloire , et ce que vous devez
* Au héros qui «>us sert et par qui vous vivez.
* Je verrai d'un oril sec , et d'un coeur sans envie, >
i54 LE DUC DE FOIX,
* Cet hymeg qui pouvait etnpoisonmr ma vie.
* Je réunis pour vous mon service et mes vœux.;
* Ce bras qui fut à lui combattra pour tous deux :
* Voilà mes sentimens. Si je me sacrifie ,
* L*araitié me rordonne, et surtout la patrie. .
* Songez que si Thymenvous range sous sa loi ,
* Si le prince est à vous , il est à votre roi.
▲ MBLIB.
* Quavec étonnement , sagnenr, je vous eontemple!
^ Que vous donnez au monde un rare et grand exemple!
* Quoi ce cœtHT (je le crois sans feinte et sans détour ) ^ Connaît lamicié seule, et peut braver l'amour!
* Il faut vous admirer, quand on sait vous connaître:
* Vous servez votre ami , vous aervirea mon maître.
* Un cœtu' si généreux doit penser comme moi :
* Tous ceux de votre sang sont Tappui de leur roi.
* Eh bien ! de vos vertus je demande une grâce.
LISOIS
* Vos ordres sont sacrés : que fiiuMl que je fiisse?
* Vos conseils généreux me pressent d'aocepler
* Ce rang dont un grand prince a daigné me flatter.
^ Je ne me cacbe point combien son dioix m'honore;
* J'en vois toute la gloire ; et quand je songe encoie
* Qu'avant qu'il fllkt épris de ce foneste amot|T^
* Il daigna me sauver et l'honneur et le jour,
* Tout ennemi qu*il est de son roi légitime,
* Tout allié du Mauro, et protecteur du cfime,
* Accablée à ses yeux du poids de ses bîenfiûts,
* Je crains de TafiSiger, seigneur, et je me tais.
^ Mais , malgré son service et ma reconnaissance ,
* Il faut par des refua répondie k sa constance ; ^ Sa passion m'afflige ; il est dur à mon oœur,