SCÈNE IL AMÉLIE, TAISE
▲ HÉLIB.
Ah ! s'il faut à ce prix le donner à la France ,
Un si grand changement n'est pas en ma puissance,
Taise , et cet hymen est un crime à mes yeux.
TAÏSB.
Quoi ! le prince à ce poiat tous^ serait odieux ?
* Quoi ! dans ces tristes temps de ligues et de haines ,
* Qui confondent des droits les bornes incertains y
* Où le meilleur parti semble encor ai douteux, .
* Où les enfans des rois spnt divisés entre eux;
* Vous qu'un astre plus doux semblait avoir formée Pour l'unique douceur d'aimer et d'être aimée , Pouvez-Tous n'opposer qu'un sentiment d'horreur Aux soupirs d'un héros qui fut TOtre yengeur ? Vous savez que ce prince au rai^ de ses ancêtres Compte les premiers vois que la France eut pour maîtres. D'un puissant apanage il est né souverain ;
Il vous aime , il vous sert , il vous offre sa main*
ACTS I, SCENE II. iS?
/ Ce rang k qui tout cède y et pour qui tout s'oublie.
Brigué par tant d'appas, (rfyjet de tant d envie,
* Ce rang qui touche au tcône, et qu'on met à vos pieds,
* Peut»îl causer les pleurs dont vos yeux sont noyés P
▲ MBLIB.
Quoi ! pour m'aveîr sauvée, il Êiudra qu'il m'opprime!
De son fiiul^secours je serai la yictime !
Je lui dois tout sans dpute , et c'est pour mon malheur.
TAÏSB.
C'est être trop injuste.
amAlib.
£h bien ! connais mon coeur , Mon devoir, mes douleurs, le destin qui me lie; Je mets ei|tre tes mains le secret de ma vie : De ta foi désormais c'est trop me défier , £t je me livre à kà pour me jusûfier. Vois combien mon devoir à ses vœux est contraire ; Mon cœur n'est point k moi , ce cœur est à son frère.
TAISB.
Quoi ! ce vaillant Yamir P