‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 125 sur 446 · SCÈNE IL AMÉLIE, TAISE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL AMÉLIE, TAISE

▲ HÉLIB.

Ah ! s'il faut à ce prix le donner à la France ,

Un si grand changement n'est pas en ma puissance,

Taise , et cet hymen est un crime à mes yeux.

TAÏSB.

Quoi ! le prince à ce poiat tous^ serait odieux ?

* Quoi ! dans ces tristes temps de ligues et de haines ,

* Qui confondent des droits les bornes incertains y

* Où le meilleur parti semble encor ai douteux, .

* Où les enfans des rois spnt divisés entre eux;

* Vous qu'un astre plus doux semblait avoir formée Pour l'unique douceur d'aimer et d'être aimée , Pouvez-Tous n'opposer qu'un sentiment d'horreur Aux soupirs d'un héros qui fut TOtre yengeur ? Vous savez que ce prince au rai^ de ses ancêtres Compte les premiers vois que la France eut pour maîtres. D'un puissant apanage il est né souverain ;

Il vous aime , il vous sert , il vous offre sa main*

ACTS I, SCENE II. iS?

/ Ce rang k qui tout cède y et pour qui tout s'oublie.

Brigué par tant d'appas, (rfyjet de tant d envie,

* Ce rang qui touche au tcône, et qu'on met à vos pieds,

* Peut»îl causer les pleurs dont vos yeux sont noyés P

▲ MBLIB.

Quoi ! pour m'aveîr sauvée, il Êiudra qu'il m'opprime!

De son fiiul^secours je serai la yictime !

Je lui dois tout sans dpute , et c'est pour mon malheur.

TAÏSB.

C'est être trop injuste.

amAlib.

£h bien ! connais mon coeur , Mon devoir, mes douleurs, le destin qui me lie; Je mets ei|tre tes mains le secret de ma vie : De ta foi désormais c'est trop me défier , £t je me livre à kà pour me jusûfier. Vois combien mon devoir à ses vœux est contraire ; Mon cœur n'est point k moi , ce cœur est à son frère.

TAISB.

Quoi ! ce vaillant Yamir P

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