‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 265 sur 446 · ACTE I, SCEI9E IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCEI9E IV

Condamnez, s'il le &ut , ces justes sentimens , Ce feu Tictorieux de la mort et du temps , Cet amour immortel, ordonné par vous-même; Unissez votre fille au fier tyran qui l'aime ; Mon pays le demande, il le faut, j'obéis : Mais tremblez en formant ces nœuds mal assortis; Tremblez , vous qui d'un Dieu m'annoncez la vengeance, Vous qui me condamnez d'aller en sa présence Promettre à cet époux, qu'on me donne aujourd'hui. Un cœur qui brûle encor pour un autre que lui.

IIONTBZB.

Ah ! que dis-tu , ma fille ? épargne ma vieillesse; Au nom de la nature, au nom de ma tendresse, Par nos destins affreux que ta main peut changer, Par ce cœur paternel que tu viens d'outrager, Ne rends point de mes ans la fin trop douloureuse ! Ai-je fait un seul pas que pour te rendre heureuse? Jouis de mes travaux ^ mais crains d'empoisonner Ce bonheur difGcile où j'ai su t'amener. Ta carrière nouvelle, aujourd'hui commencée, Par la main du devoir est à jamais tracée ; Ce monde gémissant te presse d'y courir, Il n'espère qu'en toi : voudrais-tu le trahir? Apprends à te dompter.

▲ LZIRB.

Fautril apprendre à feindre ?

Quelle science, hélas !

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