‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 314 sur 446 · ACTE i; &CKNE I · texte numérisé non relu

ACTE i; &CKNE I

Qui le quitta le lendenûa matin ?

J'en ai bien ri, je l'avoue.

BUPH^XOlf.

Ah ! quels charmes Trouvez-Yous done à rappeler mes larmes ?

HOlfDOlf.

Et sur un as mettant yingt rouleaux d'or...» Hé, hé!

BUFHBXO]!.

Cessez.

HOlinOH.

Te souvient-il encor, Quand Tétourdi dut en face d'église Se fiancer à ma petite Lise, Dans quel endroit on le trouva caché ? Comment, pour qui?... Peste, quel débauché!

SVFïriBXON.

Épargnez-moi ces indignes histoires, De sa conduite impressions trop noires; Ne suis-je pas assez infortuné P Je suis sorti des lieux oh je suis né Pour m'épargner, pour ôter de ma vue Ce qui rappelle un malheur qui me tue : . Votre commerce ici vous a conduit ; ' Mon amitié, ma douleur vous y suit.

Ménagez-les : vous prodiguez sans cesse La vérité; mais la vérité blesse.

aoNDOir.

Je me tairai , soit : j* y consens , d*accord. Pardon ; mais diable ! aussi vous aviez tort. En connaissant le fougueux caractère De voire fils, d'en fiûre un mousquetaire.

4oS L'ENFANT PRODIGUE,

BUPHBXOir.

Encor!

aoiTDOir.

Pardon ; mais tous deviez...»

EUPHBXOir. .

Je dois Oublier tout pour notre nouveau choix, Pour mon cadet, et pour son mariage.

Çà, pensez-TOus que ce cadet si sage De votre fille ait pu toucher le cœur ?

HONOOir.

Assurément. Ma fille a de Thonneur,

Elle obéit à mon pouyoir suprême;

Et quand je dis, Allons, je yeux qu'on aime^

Son cœur docile , et que j'ai su tourner ,

Tout aussitôt aime sans raisonner :

A mon plaisir j*ai pétri ss^jeune âme.

EUPHBMOir.

Je doute un peu pourtant qu'elle'' s'enflamme

Par vos leçons ; et je me trompe fort

Si de vos soins votre fille est d'accord. .

Pour mon aîné j'obtins le sacrifice

Des vœux naissans de son âme novice :

Je sais quels sont ces premiers traits d'amour :

Le cœur est tendre ; il saigne plus d'un jour.

RonnoN.

Vous radotez.

BUPBÉMOlf.

Quoi que vous puissiez dire^ Cet étourdi pouvait très bien séduire.

BONDOir.

Lui ? point du tout ; ce n'était qu'un vaurien.

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