ACTE i; &CKNE I
Qui le quitta le lendenûa matin ?
J'en ai bien ri, je l'avoue.
BUPH^XOlf.
Ah ! quels charmes Trouvez-Yous done à rappeler mes larmes ?
HOlfDOlf.
Et sur un as mettant yingt rouleaux d'or...» Hé, hé!
BUFHBXO]!.
Cessez.
HOlinOH.
Te souvient-il encor, Quand Tétourdi dut en face d'église Se fiancer à ma petite Lise, Dans quel endroit on le trouva caché ? Comment, pour qui?... Peste, quel débauché!
SVFïriBXON.
Épargnez-moi ces indignes histoires, De sa conduite impressions trop noires; Ne suis-je pas assez infortuné P Je suis sorti des lieux oh je suis né Pour m'épargner, pour ôter de ma vue Ce qui rappelle un malheur qui me tue : . Votre commerce ici vous a conduit ; ' Mon amitié, ma douleur vous y suit.
Ménagez-les : vous prodiguez sans cesse La vérité; mais la vérité blesse.
aoNDOir.
Je me tairai , soit : j* y consens , d*accord. Pardon ; mais diable ! aussi vous aviez tort. En connaissant le fougueux caractère De voire fils, d'en fiûre un mousquetaire.
4oS L'ENFANT PRODIGUE,
BUPHBXOir.
Encor!
aoiTDOir.
Pardon ; mais tous deviez...»
EUPHBXOir. .
Je dois Oublier tout pour notre nouveau choix, Pour mon cadet, et pour son mariage.
Çà, pensez-TOus que ce cadet si sage De votre fille ait pu toucher le cœur ?
HONOOir.
Assurément. Ma fille a de Thonneur,
Elle obéit à mon pouyoir suprême;
Et quand je dis, Allons, je yeux qu'on aime^
Son cœur docile , et que j'ai su tourner ,
Tout aussitôt aime sans raisonner :
A mon plaisir j*ai pétri ss^jeune âme.
EUPHBMOir.
Je doute un peu pourtant qu'elle'' s'enflamme
Par vos leçons ; et je me trompe fort
Si de vos soins votre fille est d'accord. .
Pour mon aîné j'obtins le sacrifice
Des vœux naissans de son âme novice :
Je sais quels sont ces premiers traits d'amour :
Le cœur est tendre ; il saigne plus d'un jour.
RonnoN.
Vous radotez.
BUPBÉMOlf.
Quoi que vous puissiez dire^ Cet étourdi pouvait très bien séduire.
BONDOir.
Lui ? point du tout ; ce n'était qu'un vaurien.