SCENE PREMIERE
EUPHÉMON fils, JASMIN.
JASMIN
Oui, mon ami, tu fus jadb mon maître; Je t'ai servi deux ans sans te connaître; Ainsi que moi , réduit à Thôpital , Ta pauvreté m'a rendu ton égal.
Non, tu n'es plus ce monsieur d'Entremonde^ Ce chevalier si pimpant dans le monde , Fêté, couru , de femmes entouré, Nonchalamment de plaisirs enivré :
Tout est au diable. Éteins dans ta mémoire Ces vains regrets des beaux jours de ta gloire : Sur du fumier l'orgueil est tm abus ;. Le souvenir d*un bonheur qui n'est plus Est à nos maux un poids insupportable.
Toujours Jasmin, j'en suis moins misérable : Né pour souffrir, je sais souffrir gaîment; Manquer de tout, voilà mon élément :
Ton vieux chapeau , tes guenilles de bure, Dont tu rougis, c'était là ma parure.
' Tu dois avoir, ma foi! bien du chagrin De n'avoir pas été toujours Jasmin.
BUPHléMOlf fik.
Que la misère entraîne d'infieimie? '