‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 335 sur 446 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

EUPHÉMON fils, JASMIN.

JASMIN

Oui, mon ami, tu fus jadb mon maître; Je t'ai servi deux ans sans te connaître; Ainsi que moi , réduit à Thôpital , Ta pauvreté m'a rendu ton égal.

Non, tu n'es plus ce monsieur d'Entremonde^ Ce chevalier si pimpant dans le monde , Fêté, couru , de femmes entouré, Nonchalamment de plaisirs enivré :

Tout est au diable. Éteins dans ta mémoire Ces vains regrets des beaux jours de ta gloire : Sur du fumier l'orgueil est tm abus ;. Le souvenir d*un bonheur qui n'est plus Est à nos maux un poids insupportable.

Toujours Jasmin, j'en suis moins misérable : Né pour souffrir, je sais souffrir gaîment; Manquer de tout, voilà mon élément :

Ton vieux chapeau , tes guenilles de bure, Dont tu rougis, c'était là ma parure.

' Tu dois avoir, ma foi! bien du chagrin De n'avoir pas été toujours Jasmin.

BUPHléMOlf fik.

Que la misère entraîne d'infieimie? '

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